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Pays-Bas, agents pathogènes bactériens, fruits et légumes frais importés

Royaume-Uni, Clostridium botulinum, beurre d’arachide

France, Clinostomum complanatum, poissons d’eau douce

France, Bacillus cereus, aliments

États-Unis, Salmonella Anatum, haricots germés

Irlande, Listeria monocytogenes, plats préparés

France, Listeria monocytogenes, fromages

BuSCA
BuSCA n° 143 - 30/10/2025

Editorial

Ce nouveau numéro du BUSCA présente une sélection d’actualités récentes relatives à la surveillance de la sécurité sanitaire des aliments, issues de sources nationales et internationales. Il aborde notamment la circulation de Salmonella en Europe et aux États-Unis, un bilan des cas de listériose en France ainsi que des recommandations de l’Anses relatives à la surveillance des PFAS. Bonne lecture !

Biologique Chimique
Biologique
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Suivi
Europe, Salmonella Strathcona, tomates cerises
Entre 2011 et 2024, 643 cas d’intoxication à Salmonella Strathcona ont été recensés dans 17 pays européens, dont 47,6 % notifiés entre 2023 et 2024. Le plus grand nombre de cas a été rapporté par l’Allemagne (n=229, 35,6 %), le Danemark (n=93, 14,5 %), l’Autriche (n=77, 12 %), la France et la Suisse (55 cas chacun, 8,6 %). Les analyses épidémiologiques et génomiques menées par l’Autriche en 2023 ont permis d’identifier des tomates cerises produites en Sicile comme la source probable d’intoxication. Bien que les contrôles microbiologiques réalisés sur 77 échantillons de tomates dans plusieurs pays n’aient pas permis de détecter la souche épidémique, plusieurs éléments renforcent cette hypothèse. Notamment, près de 90 % des cas interrogés ont également mentionné la consommation de tomates avant l’apparition des symptômes et les cas suivent un schéma saisonnier (de mi-été à la fin de l’année). Lien 1 L’épidémie semble perdurer puisque plus de 30 nouveaux cas ont été rapportés principalement entre juin et août 2025. Lien 2
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Étude
Europe, Salmonella spp., aliments et animaux
Une étude conduite dans dix pays européens (2003–2021), impliquant notamment l’Anses, s’est intéressée aux cinq principaux sérovars de Salmonella spp. (Derby, Enteritidis, Infantis, Newport, Typhimurium) détectés chez l’Homme et à leur source probable. Les analyses génomiques de près de 3 500 isolats cliniques humains ou issus de l’environnement, d’animaux ou de l’alimentation, ont permis d’identifier les porcs comme la principale source de S. Typhimurium (63,8 %) et de S. Derby (62,9 %), les poules pondeuses pour S. Enteritidis (68,8 %) et les poulets de chair pour S. Infantis (56,1 %). S. Newport était attribué de manière atypique à des reptiles (28,1 %) et du bétail bovin (25,9 %). Cependant, les outils d’apprentissage automatique utilisés pourraient induire un biais méthodologique. Ils éprouvent en effet des difficultés à classer les souches bovines, dont la diversité génétique est élevée, contrairement aux souches issues des reptiles, plus homogènes. Ainsi, le rôle des bovins dans la transmission de Salmonella Newport pourrait être sous-estimé dans cette étude. Lien 1
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Étude
États-Unis, Salmonella spp., amandes
Une étude menée en Californie sur 601 lots d’amandes récoltées en 2021 a montré une contamination par Salmonella de 3,0 % des lots, ce qui constitue une hausse par rapport aux données acquises par l’industrie de l’amande en Californie entre 2001 et 2013 (0,60 % à 1,58 % selon les années). Les auteurs excluent un biais méthodologique et expliquent que bien qu’ils aient échantillonné moins de lots que les années précédentes (jusqu’à plus de 2 000 lots), cela ne suffit pas à expliquer l’augmentation observée. Plusieurs souches isolées en 2021 étaient génétiquement similaires à celles retrouvées lors d’épidémies antérieures, suggérant une persistance dans les vergers d’amandiers. Aucune différence statistique n’a été observée entre les 15 variétés analysées. Lien 1
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Étude
Kazakhstan, parasites, poissons
Au Kazakhstan, la présence de parasites a été recherchée dans 17 espèces de poissons pour un total de 670 individus, importés principalement de Norvège - ce pays ayant exporté environ 42 000 tonnes de poissons vers le Kazakhstan au cours de la période d'étude - et collectés sur les marchés entre 2021 et 2023. La proportion d’échantillons infestés était particulièrement élevée chez le chabot tacheté (Hexagrammos stelleri, 97 %, 34/35), le hareng (96 %, 48/50) le maquereau (92%, 46/50), et le merlan bleu (88 %, 52/59). Les nématodes étaient les parasites les plus fréquemment rencontrés, avec notamment les anisakidés détectés dans les viscères et le muscle. Les autres parasites détectés (cestodes, acanthocéphales) étaient localisés exclusivement dans les viscères. Lien 1
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Étude
Ukraine, Salmonella spp., aliments et animaux
En Ukraine, les données de la surveillance officielle des aliments, obtenues entre 2012 et 2023 indiquent que les produits les plus fréquemment contaminés par Salmonella sont les produits carnés (0,07 %, 519/747 844) ainsi que les œufs et ovoproduits (0,07 %, 22/386 076). Parmi les isolats de Salmonella issus des aliments et des aliments pour animaux, S. Enteritidis était le plus fréquent (23,1 %), suivi de S. Infantis (6,8 %), S. Typhimurium (4,8 %), S. Livingstone (3,6 %) et S. Virchow (2,4 %). Chez les animaux atteints de salmonellose ou porteurs sains, surveillés dans le cadre de programmes nationaux de contrôles vétérinaires, S. Enteritidis (20,3 %) et S. Typhimurium (14,8 %) étaient les sérovars dominants. La proportion d’échantillons contaminés semblait stable, oscillant entre 0,01 et 0,08 % selon les années pour l’alimentation humaine, avec plus de 70 000 échantillons prélevés par an. Lien 1
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Bilan
France, Listeria monocytogenes., aliments
Entre 1999 et 2024, 13 000 cas de listériose ont été recensés en France, avec une hausse marquée depuis 2021 (9 cas/million d’habitants contre 4 - 6 avant 2020), à l’instar d’autres pays européens qui connaissent un vieillissement de la population. En effet la listériose touche surtout les personnes âgées : en 2024 l’incidence était de 87 cas/million chez les plus de 90 ans contre 2,3 cas/million chez les moins de 60 ans. Sur la période 2015–2024, près de 700 clusters génomiques ont été identifiés par le CNR, avec une source confirmée pour 16 % d’entre eux, principalement les fromages et produits laitiers (44 %) et les produits de charcuteries (26 %). En 2024, 45 % des cas étaient de sexe féminin contre 54 % en 1999. Depuis plusieurs années, la baisse des cas liés à la grossesse a mis en évidence une prédominance masculine des autres formes de la maladie, qui pourrait trouver plusieurs explications (différence de régime alimentaire ou de réponse immunitaire chez les hommes). Lien 1
Chimique
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Avis
France, PFAS, chaîne alimentaire et environnement
Dans un avis paru récemment, l’Anses dresse un état des lieux inédit de la contamination par les PFAS en France, mobilisant près de 2 millions de données couvrant 142 substances dans les eaux, les aliments, l’environnement, les matrices biologiques et des produits de consommation courante. En croisant les informations relatives à la toxicité des substances et leur niveau estimé dans les différents compartiments, l’Anses a pu distinguer trois catégories de PFAS pour lesquelles une stratégie différente de surveillance est proposée : surveillance pérenne pour les substances préoccupantes et récurrentes, surveillance exploratoire pour les substances insuffisamment documentées, surveillance localisée pour les substances issues de contaminations locales. Ces propositions sont assorties de recommandations portant notamment sur l’interopérabilité des données, l’amélioration des performances analytiques et la sélection des couples matrices/analytes. Lien 1
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Étude
Italie, TFA, eaux et boissons
Une étude en Italie s’est intéressée à la contamination des eaux et boissons pour huit PFAS à chaîne très courte, notamment l’acide trifluoroacétique (TFA), dont les principales sources d’émission seraient la dégradation atmosphérique des réfrigérants fluorés et celle de divers produits contenant des PFAS. Sur 172 échantillons analysés, seul le TFA a été détecté. Les eaux italiennes, tous types confondus (surface, souterraine, distribution, embouteillées), présentaient des concentrations comprises entre 0,10 et 2,02 µg/L (moyenne 0,39 µg/L). Parmi les boissons, les vins affichaient des teneurs nettement supérieures (45–407 µg/L, moyenne 131 µg/L), avec plusieurs vins rouges dépassant 300 µg/L. L’étude met en évidence une augmentation du TFA dans les millésimes de 1997 à 2024 et suggère une contamination atmosphérique croissante. A titre comparatif, des échantillons d’eaux destinées à la consommation humaine prélevés en Thaïlande (n=8) ont été analysés. Ils étaient tous en dessous des limites de détection, probablement en raison de méthodes de filtration efficaces. D’après les auteurs, ces résultats soutiennent l’intégration du TFA dans les programmes de surveillance des PFAS. Lien 1
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Étude
Monde, microplastiques, thons
Une revue systématique a compilé 19 études sur la contamination des thons par les microplastiques (MP). Les niveaux les plus élevés ont été observés dans le golfe du Bengale (42,1 ± 13,6 MP/individu, Thunnus obesus) et en Indonésie (16,9 ± 5,86 MP/individu, Katsuwonus pelamis), contre 0,16–0,27 MP/g en Mer Adriatique (Thunnus thynnus). Les polymères qui semblent dominer sont le polyéthylène et le polypropylène principalement sous forme de fibres et fragments de 0,5–2,5 mm, indiquant qu’ils proviennent probablement de la dégradation de tissus synthétiques ou équipements de pêche. L’étude souligne une hétérogénéité géographique marquée. Lien 1

Le BuSCA est diffusé sous licence   CC BY-NC-ND 4.0 cc by nc nd

BuSCA
BuSCA n° 142 - 16/10/2025

Editorial

Le comité de rédaction du bulletin de veille sanitaire internationale de la Plateforme de surveillance de la chaîne alimentaire (SCA) vous présente l’actualité de la quinzaine passée dans le domaine de la surveillance sanitaire des aliments. Bonne lecture !

Biologique Biologique et Chimique Chimique Physique
Biologique
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Étude
Argentine, virus entériques, baies et légumes feuilles prêts à manger
Une étude menée à Córdoba, en Argentine, a évalué la contamination virale de baies et de légumes-feuilles prêts à manger. Sur 145 échantillons de fruits rouges analysés (102 surgelés et 43 frais), six échantillons de fraises (4,2 %) se sont révélés positifs : trois pour norovirus GI et trois pour rotavirus. Aucune différence significative n'a été observée entre les fruits frais et surgelés (p = 0,67). Aucun virus de l'hépatite A ou E n'a été détecté. L'analyse génétique a révélé des similarités entre les souches virales isolées lors de cette étude et celles impliquées dans des épidémies locales de gastro-entérite. Lien 1
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Étude
Chine, Yersinia enterocolitica, produits carnés
Une étude menée de 2005 à 2023 dans la province de Jiangsu (Chine) a analysé la présence de Yersinia enterocolitica dans divers échantillons, dont 7 600 échantillons alimentaires (produits carnés cuits). Sur l'ensemble des 30 398 échantillons collectés, les aliments présentaient le taux de contamination le moins élevé (0,5 %, 34/7 600), comparé aux selles d’animaux (3,3 %, 494/15 140) ou de patients atteints d’entérocolites (1,5 %, 110/7 658). Parmi les animaux destinés à l’alimentation humaine, les porcs présentaient la plus forte prévalence (7,3 % 110/7 658), suivis des bovins (1,6 %, 25/1 528), des poulets (1,4 %, 36/2 591) et des ovins (1,1 %, 33/3 053). L'analyse phylogénétique a révélé que 87,9 % (196/223) des ST des isolats de porcs et 75 % (27/36) de ceux des poulets étaient identiques à ceux retrouvés chez l'humain, confirmant la transmission zoonotique. Lien 1
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Évènement
France, Clostridium botulinum, tortillas aux oignons
Deux cas confirmés de botulisme liés à la consommation de tortillas aux oignons produites en Espagne ont été signalés en Bretagne, en septembre 2025. Le CNR botulisme a confirmé la présence de Clostridium botulinum dans un échantillon alimentaire consommé par un des cas. Lien 1 La DGAL et les autorités sanitaires espagnoles ont coordonné le retrait et le rappel des produits. Lien 2
Biologique et Chimique
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Étude
Europe, contaminants chimiques et biologiques, aliments
Entre 2020 et 2024, 20 747 notifications alimentaires ont été enregistrées dans le RASFF. Au total 2 255 (10,9 %) concernaient des produits d’origine turque. Les fruits et légumes représentaient la catégorie majoritaire (19,8 % des alertes, n = 4 115 notifications). Le principal danger était les résidus de pesticides (25,7 %, n = 5 342), notamment le chlorpyrifos interdit en EU depuis 2020, suivi des micro-organismes pathogènes (21,3 %, n = 4 412), des mycotoxines (11,6 %, n = 2 407) et des allergènes (4,6 %, n = 961). Le type de notification le plus fréquent était le rejet aux frontières, illustrant la persistance des problèmes de conformité pour les produits végétaux importés. Lien 1
Chimique
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Bilan
France, contaminants chimiques, méthode de surveillance
L'EFSA a publié deux rapports détaillant les circuits de collecte des données sanitaires en France : l’un sur la surveillance des contaminants chimiques Lien 1, l'autre sur les résidus de médicaments vétérinaires Lien 2. Ces travaux s'inscrivent dans une démarche d'harmonisation européenne lancée en 2018 avec le projet SIGMA. La méthode utilisée vise à cartographier précisément les flux d’informations au niveau national, en identifiant les acteurs, les outils, les formats, les étapes de validation et les éventuels blocages. En France, cette surveillance reposait au moment de l’étude sur quatre flux de données : les plans nationaux de contrôle gérés par la DGAL incluant le plan de contrôle des importations et les plans nationaux de contrôle gérés par la DGCCRF en charge des contrôles au stade de la distribution et de la transformation. Les autorités françaises ont identifié plusieurs axes d’amélioration : simplifier le système d’information, moderniser les infrastructures informatiques et renforcer l’interopérabilité. L’EFSA a rendu des rapports similaires pour les autres États membres.
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Étude
Monde, enniatines, aliments
Une méta-analyse relative à la présence d’enniatines (ENN) dans les aliments a été réalisée à partir des données de 55 articles internationaux incluant 6 916 échantillons alimentaires collectés entre 2004 et 2024. La majorité des échantillons (65 %) provenaient d’Europe dont 67,7 % de céréales. En comparaison les céréales représentaient 24,5 % des échantillons d’Asie et 7,5 % d’Afrique. Une prévalence élevée d’ENN a été observée dans les produits dérivés des céréales, tels que les farines (7,8 %), les pâtes (6,3 %) ou la semoule (1,4 %), mais aussi dans les aliments infantiles (2,9 %). En Europe, les concentrations les plus élevées ont été mesurées dans les aliments infantiles (médianes de 41,9 et 31 580 ?g/kg pour ENN B et B1, avec une prévalence observée dans respectivement 40 % et 44 % des produits analysés). Les contaminations multiples (plus de deux ENN) concernaient 66 % des échantillons, suggérant une exposition chronique et combinée. L’étude souligne le manque de données en Amérique et en Asie et recommande l’harmonisation des plans de surveillance des mycotoxines émergentes. Lien 1
Physique
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Évènement
Indonésie, césium-137, crevettes et clous de girofle
Suite à la détection par les douanes américaines de césium-137 dans des conteneurs en provenance d’Indonésie, la FDA a alerté sur la contamination de crevettes. Le césium-137 a été détecté dans un seul échantillon de crevettes surgelées parmi les cinq analysés, avec un niveau de 68,48 Bq/kg (+/- 8,25 Bq/kg) inférieur au seuil d'intervention de 1 200 Bq/kg mais pouvant présenter un risque en cas d'exposition prolongée. La FDA a également détecté la présence de Césium-137 dans un échantillon de clous de girofle. Lien 1 L'enquête indonésienne a identifié comme source une aciérie située à moins de deux kilomètres de l'usine de transformation. Les produits ont fait l’objet de rappels. Lien 2

Le BuSCA est diffusé sous licence   CC BY-NC-ND 4.0 cc by nc nd

BuSCA
BuSCA n° 141 - 02/10/2025

Editorial

Le comité de rédaction du bulletin de veille sanitaire internationale de la Plateforme de surveillance de la chaîne alimentaire (SCA) vous présente l’actualité de la quinzaine passée dans le domaine de la surveillance sanitaire des aliments. Bonne lecture !

Allergène Biologique Chimique
Allergène
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Étude
Europe, allergènes, produits de la mer
Entre 2007 et 2022, le registre européen de l’anaphylaxie (NORA) a recensé 462 cas liés aux produits de la mer (316 liés aux crustacés/mollusques, 146 aux poissons), représentant 8,8 % des 5 238 cas d’anaphylaxies alimentaires. Les déclencheurs d’anaphylaxies étaient principalement les crustacés (82,9 % des cas, n = 262), notamment les crevettes (n = 240), en particulier en Italie et en Grèce, suivis des mollusques bivalves (n = 54). L’anaphylaxie causée par les poissons était principalement liée à la morue (41 %, n = 60), au saumon (18 %, n = 27), au thon (8,2 %, n = 12) et à la truite (5,5 %, n = 8). Les réactions aux crustacés touchaient surtout les adultes (76 %), en hausse au cours de la période, tandis que les réactions aux poissons concernaient majoritairement les enfants (59 %). Un décès a été rapporté en France (garçon de neuf ans) après ingestion d’escargots. Lien 1
Biologique
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Évènement
France, Clostridium botulinum, ail confit
Un cas cliniquement évocateur de botulisme déclaré dans le Gard a conduit à un retrait et rappel, en septembre, de produits alimentaires dont de l’ail confit préparé et conditionné sous vide, vendu par un traiteur de l’Hérault dans plusieurs marchés d’Occitanie. Lien 2 Les conditions de maîtrise des risques sanitaires n’étant pas réunies, le préfet de l’Hérault a décidé une suspension de l’ensemble de l’activité de production de ce professionnel. Lien 1
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Évènement
Danemark, Listeria monocytogenes, croquettes de poissons
Depuis le mois d’août, cinq cas de listériose liés à la consommation de croquettes de poissons, ont été déclarés au Danemark. L’enquête menée par les autorités sanitaires a confirmé la correspondance génétique entre les souches cliniques et alimentaires. Les produits ont fait l’objet de rappels. Lien 1
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Évènement
Canada, Salmonella, pistaches
Une épidémie de salmonellose liée à la consommation de pistaches et de produits dérivés est en cours au Canada. Au 15 septembre 2025, 79 cas ont été confirmés dont 11 hospitalisations, principalement au Québec (55 cas), suivi de l’Ontario (17), de la Colombie-Britannique (5), du Manitoba (1) et du Nouveau-Brunswick (1). Des souches identiques à celles des cas cliniques ont été isolées de pistaches et de « chocolat de Dubaï », à ce stade de l’enquête, plusieurs sérovars sont mis en cause. Ces produits ont fait l’objet de rappels alimentaires. Lien 1
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Étude
Serbie, norovirus, fruits rouges
Dans le cadre d'une étude menée en 2023, 450 échantillons de mûres et de framboises, fraîches ou congelées, ont été prélevés sur des marchés serbes et analysés par des méthodes moléculaires pour détecter la présence de norovirus (HuNoV), à la suite de plusieurs notifications du RASFF. Au total, 4,2 % des échantillons étaient positifs, HuNoV a été détecté dans 11,1 % (12/108) des fruits congelés et 2,0 % (7/342) des fruits frais. La charge virale dans l’ensemble des échantillons variait de 34 à 105 copies de génomes (cg)/g pour le génotype GI et de 23 à 658 cg/g pour le génotype GII. Lien 1
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Étude
Norvège, Anisakis spp., calmars
Une étude a analysé les niveaux d’infestations par Anisakis chez quatre espèces de calmars commerciaux prélevés dans l’Atlantique Nord-Est entre 2014 et 2024. Au total 425 échantillons ont été analysés. L’espèce Todarodes sagittatus présentait le taux d’infection le plus élevé (69 % (20/29)) avec une moyenne de 10,5 larves/kg, suivi de Todaropsis eblanae (47,6 % (10/21), 19,1 larves/kg) et de Illex coindetii (28,3 % (54/205), 6,1 larves/kg), tandis que l’espèce Loligo forbesti était la moins touchée (8,8 % (15/170), 0,5 larve/kg). Pour toutes les espèces, la présence de larves dans les tissus du manteau – partie comestible – était plus élevée que dans les autres parties (gonades, cæcum, estomac, ouïes). Le règlement (CE) n° 853/2004 stipule que les produits de la pêche doivent faire l’objet d’une inspection visuelle afin d’identifier tout parasite avant la mise sur le marché. Or, les auteurs soulignent que les larves d’Anisakis dans le manteau de calmar sont difficilement visibles car le parasite et les tissus musculaires sont de même couleur blanchâtre. Lien 1
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Bilan
États-Unis, TIAC, aliments
Les CDC ont enquêté sur 84 épidémies de maladies entériques survenues aux États-Unis en 2023 ayant entraîné 3 153 cas dont 10 décès. Les agents pathogènes mis en cause étaient majoritairement Salmonella (54 épidémies) suivie des STEC (15), Listeria (13) et Campylobacter (2). Par rapport à 2022, le nombre d’épidémies causées par ces agents pathogènes a augmenté, excepté pour Listeria pour laquelle ce nombre est resté stable. Sur les 84 épidémies, une source a été suspectée ou confirmée pour 50 d’entre elles, dont 32 pour lesquelles la source était d’origine alimentaire. Les fruits étaient les aliments les plus souvent impliqués, avec 5 épidémies recensées, suivis par les légumes (4), notamment les champignons enoki et les oignons, ainsi que la viande de poulet, également associée à 4 épisodes. Lien 1
Chimique
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Bilan
France, PFAS, eaux
Dans le cadre du plan interministériel français sur les PFAS, le Bureau de recherche géologique et minière (BRGM) a développé un outil cartographique interactif permettant de visualiser les données issues de la surveillance nationale des PFAS dans les eaux souterraines, eaux de surface, de distribution et rejets industriels. L'outil couvre 34 molécules, dont cinq sont surveillées depuis 2015 et six non présentes sur les listes réglementaires mais récemment identifiées comme prioritaires, émises notamment par les mousses anti-incendie. L’outil mis à jour chaque mois, recense déjà plus de 2,3 millions de résultats d’analyse. Pour rappel, la limite réglementaire de 0,1 µg/L pour la somme de 20 PFAS dans les eaux destinées à la consommation humaine sera mise en application à partir du 12 janvier 2026. Lien 1
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Étude
Europe, mycotoxines, aliments
Entre 2010 et 2023, le RASFF a enregistré 6 442 notifications concernant les aflatoxines, ce qui représente 88,5 % des alertes sur des mycotoxines (n = 7 277). Les trois matrices les plus concernées sont : les arachides (34,4 %, 2 219 notifications), les pistaches (17,3 %, 1 115) et les figues séchées (12,5 %, 805). Les concentrations médianes d’aflatoxines dans les figues en provenance de Turquie et les pistaches d’Iran ont été multipliées par cinq entre 2010 et 2023, confirmant un risque croissant malgré les mesures de contrôle renforcé par l’Union Européenne. Lien 1
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Étude
Égypte, résidus de pesticides, pommes de terre
Une étude conduite en Égypte sur 5 547 échantillons de pommes de terre a montré une baisse des non-conformités aux LMR européennes entre l’année 2023 (29,7 %) et 2024 (12,8 %). Dans le même temps, la proportion d’échantillons contaminés par plus d’un résidu est passée de 40 % à 27 %. Le chlorprophame, un inhibiteur de germination interdit en France depuis 2020, demeurait le pesticide le plus fréquemment détecté (31,3 % en 2023, 25,2 % en 2024) avec le flutolanil, le métalaxyl et l’imidaclopride (interdit dans l’UE). Des pesticides interdits comme le chlorpyrifos, l’omethoate et le dimethoate n'étaient en revanche plus détectés en 2024, reflet probable d’une amélioration des pratiques agricoles pour se conformer aux normes européennes. Lien 1 Cette évolution intervient dans un contexte où, en 2023, près de 80 % du volume de pommes de terre primeurs importées par l’UE provenaient d’Égypte. Lien 2
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Étude
Brésil, HAP, cafés
Une étude préliminaire menée au Brésil a évalué la présence de 13 HAP, dans des échantillons de cafés torréfiés et moulus collectés en supermarchés et boutiques spécialisées. Parmi les 28 échantillons analysés, 39 % contenaient des HAP, avec des concentrations variant de 21 µg/kg (indeno[1,2,3-cd]pyrène) à 133 µg/kg (dibenzo[a,h]anthracène). Les deux composés les plus fréquemment détectés étaient l’indeno[1,2,3-cd]pyrène (18 %) et le benzo[a]pyrène (14 %). Bien que classées par le JECFA (FAO/OMS) comme agents génotoxiques et cancérigènes, la réglementation européenne ne fixe aujourd’hui pas de limites pour ces substances dans le café. Lien 1
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Étude
Pologne, résidus de pesticides, fruits et jus de fruits
Une étude menée en Pologne en 2024 a analysé la contamination par des résidus de pesticides de fruits et jus de fruits provenant de 19 pays, prélevés en grande surface. Sur 440 échantillons de fruits analysés, 91 % présentaient des résidus de pesticides, avec une prédominance de fongicides comme le fludioxonil (8,6 %), le pyriméthanil (5,8 %), l’imazalil (4,9 %) et le boscalid (4,5 %), ainsi que l’insecticide acétamipride (4,1 %). Les concentrations mesurées excédaient les LMR européennes dans 4,5 % des échantillons, notamment les oranges (2,3 %) et les pamplemousses (2,3 %). Concernant les 350 jus de fruits analysés, 94 % contenaient des résidus de pesticides à des niveaux détectables. Parmi les 21 pesticides identifiés, quatre (carbendazime, fluazifop, haloxyfop, imidaclopride) n'étaient pas autorisés dans l’UE au moment des prélèvements. Lien 1
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Étude
Danemark, arsenic, eau
Une cohorte comprenant 563 871 naissances enregistrées au Danemark entre 2002 et 2012, a été suivie jusqu’en 2017 afin d’évaluer l’association entre l’exposition prénatale à l’arsenic dans l’eau potable et le risque ultérieur de développer un diabète de type 1 (T1D). Les teneurs en arsenic dans l’eau ont été estimées à partir des données des registres nationaux de santé et de la base Jupiter de surveillance de l’eau. Environ 26,3 % des enfants étaient exposés à des niveaux supérieurs à 1 µg/L. L’étude met en évidence une relation dose-réponse : comparativement à une exposition inférieure à 1 µg/L, le risque de T1D augmente de 10 % pour des concentrations comprises entre 1 et 5 µg/L, de 29 % entre 5 et 10 µg/L et de 104 % pour des concentrations supérieures à 10 µg/L. Depuis 2003, la concentration maximale admissible d’arsenic dans les eaux destinées à la consommation humaine est fixée à 10 µg/L, conformément à la directive européenne 98/83/CE et aux recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Ces résultats suggèrent qu’une exposition anténatale à des concentrations inférieures aux seuils réglementaires actuels pourrait être associée à un risque accru de survenue du diabète dans l’enfance. Lien 1
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Étude
Allemagne, bisphénol A, boissons
Une étude interventionnelle randomisée menée en Allemagne entre 2019 et 2021 auprès de 103 femmes a montré que la consommation de soda en canettes augmentait significativement l’excrétion urinaire de bisphénol A (BPA) (+ 22,3 %, p = 0,014) comparativement à la consommation du même soda en bouteilles en plastique (PET). Les concentrations médianes atteignaient 1,48 µg/g créatinine pour les femmes consommant des sodas en canettes contre 1,21 µg/g pour celles utilisant les bouteilles en plastique, les bouteilles en verre occupant une position intermédiaire (1,34 µg/g). Les bisphénols F, S et E ont également été détectés dans certaines urines, mais sans lien avec le type d’emballage. Lien 1 Ces résultats illustrent la persistance d’une exposition alimentaire au bisphénol A via les canettes (résines époxy), dans un contexte où la DJT a été abaissée d’un facteur 20 000 (EFSA 2023) Lien 2
Image par d�faut
Étude
Espagne, citrinine, aliments
La citrinine est une mycotoxine néphrotoxique. Dans cette étude, la présence de citrinine a été recherchée dans 70 échantillons alimentaires collectés à Valence entre janvier 2024 et janvier 2025. Au total 43 % (n = 30) des échantillons présentaient des niveaux quantifiables (supérieurs à 0,15 µg/kg). Plus précisément, 92 % des fruits secs (n = 24) étaient contaminés, 65 % des épices (n = 20) et tous les compléments alimentaires (n = 4). La concentration maximale (9,5 µg/kg) a été mesurée dans un complément alimentaire. Néanmoins, aucun dépassement du seuil de 100 µg/kg fixé pour les compléments à base de levure de riz rouge fermentée, seule catégorie d’aliment soumis au Règlement UE (n°2023/915) pour ce contaminant, n’a été observé. Lien 1

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