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VSI Plateforme SCA
BuSCA n° 165 - 15/10/2026

Editorial

Le comité de rédaction du bulletin de veille sanitaire internationale de la Plateforme de surveillance de la chaîne alimentaire (SCA) vous présente l’actualité de la quinzaine passée dans le domaine. Bonne lecture ! 

Le comité de rédaction annonce la parution d'un nouveau Point sur: PSPC comment ça marche ? 

Chaque année, plusieurs dizaines de milliers de contrôles officiels sont réalisés en France dans les matières premières agricoles, les aliments pour animaux et les denrées alimentaires. Ils permettent de rechercher des bactéries, virus ou parasites, mais aussi des résidus de pesticides ou de médicaments vétérinaires, des éléments traces métalliques, des polluants environnementaux, des toxines ou encore certaines substances émergentes. Ces prélèvements s’inscrivent dans le dispositif national des plans de surveillance et de contrôle (PSPC), piloté par la Direction générale de l’alimentation (DGAL). Un nouveau « Point sur » consacré à ce dispositif est à découvrir sur le site de la Plateforme SCA

Biologique Chimique
Biologique
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Avis
France, Taenia solium et Cysticercus cellulosae, aliments
L’Anses a publié la fiche de danger biologique transmissible par les aliments relative à Taenia solium et Cysticercus cellulosae. Une actualisation des données épidémiologiques a notamment été réalisée depuis la dernière version disponible datant d’avril 2012. Lien 1
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Évènement
France, Salmonella enterica Enteritidis, graines de courges
En France, 81 isolats humains de Salmonella Enteritidis ont été identifiés entre le 3 mai et le 12 août 2026. Sur les 24 cas avec des données alimentaires exploitables, 21 avaient consommé des graines de courge crues ; parmi eux, 19 les avaient achetées dans la même enseigne. Trois échantillons de graines conservés au domicile de cas se sont avérés positifs et ont été rattachés par séquençage au cluster. Les retraits-rappels ont débuté le 28 août ; des exportations vers la Belgique, la Suisse et le Luxembourg ont été identifiées. Le Luxembourg a signalé un cas. Lien 1
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Étude
Espagne, virus de l’hépatite E, porcs
Une étude menée de 2020 à 2022 à l’abattoir sur 386 porcs sains provenant de 375 élevages espagnols a recherché le virus de l’hépatite E (VHE) dans dix matrices animales, soit 3 860 prélèvements. La séroprévalence des IgG anti-HEV atteignait 68,4 %. L’ARN viral a été détecté principalement dans les fèces (140/385, 36,4 %) et le foie (63/383, 16,4 %), puis les côtes (38/386, 9,8 %) et le rein (29/383, 7,6 %) ; aucune détection n’a été rapportée dans la viande maigre. Six des sept eaux usées d’abattoir étaient également positives, ce qui suggère un rejet dans l’environnement. Cinq sous-génotypes HEV-3 (3f-A1, 3f-A2, 3c, 3f-B, 3e) ont circulé simultanément chez les porcs sur la période de l’étude. Lien 1
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Étude
Italie, Staphylococcus aureus, produits laitiers ovins et caprins
En Italie, 15 exploitations fermières (ovins et caprins) ont fait l’objet d’une étude visant à rechercher la contamination par Staphylococcus aureus au cours du processus de transformation du lait cru et dans le fromage. Staphylococcus aureus a été détecté dans 208/425 prélèvements (48,9 %). La fréquence de détection variait au cours de la transformation : caillé (21/28 ; 75,0%) > fromage après 30 jours d’affinage (23/34 ; 67,6 %) > lait en vrac (15/29 ; 51,7%) > fromages en cours d'affinage (5/12, 41,7%). Elle était plus élevée dans ces produits que dans l’environnement de production (131/292 ; 44,9 %) ou sur les mains des opérateurs (13/30 ; 43,3 %). La concentration moyenne la plus élevée (4,4 ± 1,3 log UFC/g) a été mesurée dans les fromages. Un seul des 34 fromages testés était positif pour les entérotoxines staphylococciques A–E avec 6,6 log UFC/g. Le séquençage du génome entier de 40 isolats a identifié 11 STs ; ST133, ST700 et ST522 étaient les plus fréquents. Les résultats suggèrent une circulation au sein des exploitations, mais ne permettent pas de discriminer la persistance environnementale d’une réintroduction répétée depuis un réservoir. Lien 1
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Bilan
États-Unis, TIAC, surveillance
Le bilan 2025 de la FDA sur les épidémies d’origines alimentaires rapporte 69 incidents évalués, 26 enquêtes épidémiologiques et 11 avis de santé publique concernant des aliments. Les aliments les plus fréquemment incriminés étaient les végétaux (35 % des interventions relatives aux aliments suspectés) suivis des aliments avec plusieurs ingrédients (boissons glacées, plats de pâtes préparés, crème de pistache, aliments prêts à consommer, pâtisseries) (29 %), et des œufs (12 %). Parmi les épisodes mis en avant figure une épidémie à Salmonella Montevideo liée aux concombres (69 cas en 2025), une épidémie historique de listériose associée à des milk-shakes surgelés (42 cas, 41 hospitalisations, 14 décès, premiers cas remontant à 2018), le premier épisode connu aux États-Unis de botulisme infantile lié à une préparation en poudre destinée aux enfants en bas âge, ainsi qu’une épidémie à Listeria monocytogenes liée à des plats préparés à base de pâtes. Lien 1
Chimique
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Bilan
Italie, nickel, aliments
Les données relatives à la présence de nickel ont été analysées à partir de 4 343 échantillons alimentaires prélevés lors de contrôles officiels entre 2014 et 2025 en Italie. Les concentrations moyennes variaient de 0,013 mg/kg dans les œufs et produits à base d’œufs à 2,8 mg/kg dans le café, cacao, thé et infusions. Des concentrations moyennes relativement élevées ont également été observées dans les légumineuses, noix, oléagineux et épices (1,1 mg/kg) et les poissons et fruits de mer (0,4 mg/kg). Lien 1
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Étude
Danemark, HAP, aliments
Une étude a exploité 20 années (2004 - 2023) du programme danois de contrôle des HAP dans l’alimentation. Au total 664 produits de la pêche, 304 viandes, 153 huiles végétales, 133 fruits et boissons et 61 échantillons divers, ont été analysés. La concentration la plus élevée pour la somme des 4 HAP (1280 µg/kg) a été observée pour les épices incluant le paprika, suivie de la viande de porc grillée (226 µg/kg), des feuilles de thé (218 µg/kg) et les œufs de morue fumés (175 µg/kg). Lien 1
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Étude
Italie et Espagne, microplastiques, palourde
Une étude visant à comparer la contamination en microplastiques dans des conserves de mollusques bivalves conditionnées dans des contenants en verre ou en métal commercialisés en Italie et en Espagne a été réalisée. Les palourdes en bocal en verre présentaient les teneurs les plus élevées : 1,6 ± 0,3 MP/g de poids humide, contre 0,11 ± 0,02 MP/g pour les coques en conserve et 0,09 ± 0,02 MP/g pour les palourdes en conserve. Les fibres et les particules <500 ?m étaient les morphotypes dominants dans tous les échantillons. Les palourdes en bocal contenaient du polyuréthane, des résidus de peinture bleue, du polyamide, de l'ABS, du PVC et des résines époxy, tandis que les produits en conserve contenaient des résines à base de polyamide et de l'acide polyacrylique. Lien 1
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Étude
Suisse, toxines végétales, eau et produits laitiers
En Suisse, les résultats de deux campagnes menées en 2023 et 2024 visant à rechercher des toxines de la fougère-aigle dans l’eau, l’environnement et les produits laitiers, a été réalisée. Ces toxines, des ptaquilosides, ont été quantifiées (> 0,3 ng/mL) dans 3/16 échantillons d’eau potable, 2/17 des laits de chèvre, jusqu’à 0,5 ng/mL, et dans 2/9 fromages de chèvre, jusqu’à 19 ng/g. Les ptaquilosides A et B (ptaA et ptaB) et les pterosides (ptedA, ptedA2 et ptedD) ont été identifiées dans un même échantillon. L’étude met en évidence un signal de transfert des toxines de la fougère-aigle vers l’eau, le lait et le fromage. Néanmoins, la représentativité de ces résultats reste à confirmer en raison d'un effectif restreint. Lien 1
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Étude
Espagne, perchlorate, aliments
Dans une étude visant à combler les lacunes analytiques et actualiser les données de surveillance des perchlorates dans les aliments, 115 échantillons alimentaires prélevés dans les marchés locaux espagnols dont 28 échantillons d'aliments pour nourrissons ont été analysés. Le perchlorate a été détecté dans 95,7 % des échantillons, avec quatre dépassements des TM fixées par l’UE : deux préparations de lait de deuxième âge (après 6 mois), un produit céréalier et un thé/infusion. Les concentrations maximales ont été mesurées dans les thés/infusions (879 µg/kg pour une TM fixée à 750 µg/kg) et les légumes-feuilles (290 µg/kg, TM 500 µg/kg). Lien 1
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Étude
Pologne, acrylamide, produits à base de pommes de terre
Une étude a exploité 22 ans (2004 et 2025) de données de surveillance polonaise sur l’acrylamide dans 1 014 produits à base de pommes de terre. Les concentrations médianes les plus élevées ont été observées dans les chips (347 µg/kg), suivies des galettes de pommes de terre (338 µg/kg) et les frites (215 µg/kg), alors que les crackers de pomme de terre présentaient la concentration médiane la plus faible (25 µg/kg). Depuis 2004 une réduction significative a été observée dans les chips et les frites. Les baisses les plus marquées ont été observées sur les périodes 2004-2010 et 2011-2017, cette dernière correspondant à la période suivant la mise en œuvre des recommandations de la Commission européenne ; les niveaux se sont ensuite globalement stabilisés. Lien 1
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Étude
République tchèque, pesticides et mycotoxines, fraises et framboises lyophilisées
Une étude a été menée sur 58 produits à base de fruits lyophilisés, commercialisés au détail en République tchèque entre 2024 et 2025, afin de rechercher 480 résidus de pesticides et 58 mycotoxines. Tous les échantillons de fraises contenaient des résidus quantifiables ; 108 pesticides ou métabolites différents y ont été détectés, avec jusqu’à 73 résidus dans un même échantillon. Vingt-cinq fraises lyophilisées sur 46 (54 %) contenaient au moins 10 résidus. Les framboises étaient moins contaminées : 11/12 positives, 19 résidus différents au total, et un maximum de 10 résidus dans un échantillon. Après application des facteurs de transformation issus des travaux de l’EFSA et du BfR, 12 résidus de pesticides dépassaient les LMR fixées par l'UE. Des substances non approuvées en Europe, notamment le carbofuran, l'ométhoate et l'haloxyfop, ont été détectées. L'acide ténuazonique a été retrouvé dans 71 % des échantillons. Lien 1

Le BuSCA est diffusé sous licence   CC BY-NC-ND 4.0 cc by nc nd

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