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BuSCA
BuSCA n° 141 - 02/10/2025

Editorial

Le comité de rédaction du bulletin de veille sanitaire internationale de la Plateforme de surveillance de la chaîne alimentaire (SCA) vous présente l’actualité de la quinzaine passée dans le domaine de la surveillance sanitaire des aliments. Bonne lecture !

Allergène Biologique Chimique
Allergène
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Étude
Europe, allergènes, produits de la mer
Entre 2007 et 2022, le registre européen de l’anaphylaxie (NORA) a recensé 462 cas liés aux produits de la mer (316 liés aux crustacés/mollusques, 146 aux poissons), représentant 8,8 % des 5 238 cas d’anaphylaxies alimentaires. Les déclencheurs d’anaphylaxies étaient principalement les crustacés (82,9 % des cas, n = 262), notamment les crevettes (n = 240), en particulier en Italie et en Grèce, suivis des mollusques bivalves (n = 54). L’anaphylaxie causée par les poissons était principalement liée à la morue (41 %, n = 60), au saumon (18 %, n = 27), au thon (8,2 %, n = 12) et à la truite (5,5 %, n = 8). Les réactions aux crustacés touchaient surtout les adultes (76 %), en hausse au cours de la période, tandis que les réactions aux poissons concernaient majoritairement les enfants (59 %). Un décès a été rapporté en France (garçon de neuf ans) après ingestion d’escargots. Lien 1
Biologique
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Évènement
France, Clostridium botulinum, ail confit
Un cas cliniquement évocateur de botulisme déclaré dans le Gard a conduit à un retrait et rappel, en septembre, de produits alimentaires dont de l’ail confit préparé et conditionné sous vide, vendu par un traiteur de l’Hérault dans plusieurs marchés d’Occitanie. Lien 2 Les conditions de maîtrise des risques sanitaires n’étant pas réunies, le préfet de l’Hérault a décidé une suspension de l’ensemble de l’activité de production de ce professionnel. Lien 1
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Évènement
Danemark, Listeria monocytogenes, croquettes de poissons
Depuis le mois d’août, cinq cas de listériose liés à la consommation de croquettes de poissons, ont été déclarés au Danemark. L’enquête menée par les autorités sanitaires a confirmé la correspondance génétique entre les souches cliniques et alimentaires. Les produits ont fait l’objet de rappels. Lien 1
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Évènement
Canada, Salmonella, pistaches
Une épidémie de salmonellose liée à la consommation de pistaches et de produits dérivés est en cours au Canada. Au 15 septembre 2025, 79 cas ont été confirmés dont 11 hospitalisations, principalement au Québec (55 cas), suivi de l’Ontario (17), de la Colombie-Britannique (5), du Manitoba (1) et du Nouveau-Brunswick (1). Des souches identiques à celles des cas cliniques ont été isolées de pistaches et de « chocolat de Dubaï », à ce stade de l’enquête, plusieurs sérovars sont mis en cause. Ces produits ont fait l’objet de rappels alimentaires. Lien 1
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Étude
Serbie, norovirus, fruits rouges
Dans le cadre d'une étude menée en 2023, 450 échantillons de mûres et de framboises, fraîches ou congelées, ont été prélevés sur des marchés serbes et analysés par des méthodes moléculaires pour détecter la présence de norovirus (HuNoV), à la suite de plusieurs notifications du RASFF. Au total, 4,2 % des échantillons étaient positifs, HuNoV a été détecté dans 11,1 % (12/108) des fruits congelés et 2,0 % (7/342) des fruits frais. La charge virale dans l’ensemble des échantillons variait de 34 à 105 copies de génomes (cg)/g pour le génotype GI et de 23 à 658 cg/g pour le génotype GII. Lien 1
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Étude
Norvège, Anisakis spp., calmars
Une étude a analysé les niveaux d’infestations par Anisakis chez quatre espèces de calmars commerciaux prélevés dans l’Atlantique Nord-Est entre 2014 et 2024. Au total 425 échantillons ont été analysés. L’espèce Todarodes sagittatus présentait le taux d’infection le plus élevé (69 % (20/29)) avec une moyenne de 10,5 larves/kg, suivi de Todaropsis eblanae (47,6 % (10/21), 19,1 larves/kg) et de Illex coindetii (28,3 % (54/205), 6,1 larves/kg), tandis que l’espèce Loligo forbesti était la moins touchée (8,8 % (15/170), 0,5 larve/kg). Pour toutes les espèces, la présence de larves dans les tissus du manteau – partie comestible – était plus élevée que dans les autres parties (gonades, cæcum, estomac, ouïes). Le règlement (CE) n° 853/2004 stipule que les produits de la pêche doivent faire l’objet d’une inspection visuelle afin d’identifier tout parasite avant la mise sur le marché. Or, les auteurs soulignent que les larves d’Anisakis dans le manteau de calmar sont difficilement visibles car le parasite et les tissus musculaires sont de même couleur blanchâtre. Lien 1
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Bilan
États-Unis, TIAC, aliments
Les CDC ont enquêté sur 84 épidémies de maladies entériques survenues aux États-Unis en 2023 ayant entraîné 3 153 cas dont 10 décès. Les agents pathogènes mis en cause étaient majoritairement Salmonella (54 épidémies) suivie des STEC (15), Listeria (13) et Campylobacter (2). Par rapport à 2022, le nombre d’épidémies causées par ces agents pathogènes a augmenté, excepté pour Listeria pour laquelle ce nombre est resté stable. Sur les 84 épidémies, une source a été suspectée ou confirmée pour 50 d’entre elles, dont 32 pour lesquelles la source était d’origine alimentaire. Les fruits étaient les aliments les plus souvent impliqués, avec 5 épidémies recensées, suivis par les légumes (4), notamment les champignons enoki et les oignons, ainsi que la viande de poulet, également associée à 4 épisodes. Lien 1
Chimique
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Bilan
France, PFAS, eaux
Dans le cadre du plan interministériel français sur les PFAS, le Bureau de recherche géologique et minière (BRGM) a développé un outil cartographique interactif permettant de visualiser les données issues de la surveillance nationale des PFAS dans les eaux souterraines, eaux de surface, de distribution et rejets industriels. L'outil couvre 34 molécules, dont cinq sont surveillées depuis 2015 et six non présentes sur les listes réglementaires mais récemment identifiées comme prioritaires, émises notamment par les mousses anti-incendie. L’outil mis à jour chaque mois, recense déjà plus de 2,3 millions de résultats d’analyse. Pour rappel, la limite réglementaire de 0,1 µg/L pour la somme de 20 PFAS dans les eaux destinées à la consommation humaine sera mise en application à partir du 12 janvier 2026. Lien 1
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Étude
Europe, mycotoxines, aliments
Entre 2010 et 2023, le RASFF a enregistré 6 442 notifications concernant les aflatoxines, ce qui représente 88,5 % des alertes sur des mycotoxines (n = 7 277). Les trois matrices les plus concernées sont : les arachides (34,4 %, 2 219 notifications), les pistaches (17,3 %, 1 115) et les figues séchées (12,5 %, 805). Les concentrations médianes d’aflatoxines dans les figues en provenance de Turquie et les pistaches d’Iran ont été multipliées par cinq entre 2010 et 2023, confirmant un risque croissant malgré les mesures de contrôle renforcé par l’Union Européenne. Lien 1
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Étude
Égypte, résidus de pesticides, pommes de terre
Une étude conduite en Égypte sur 5 547 échantillons de pommes de terre a montré une baisse des non-conformités aux LMR européennes entre l’année 2023 (29,7 %) et 2024 (12,8 %). Dans le même temps, la proportion d’échantillons contaminés par plus d’un résidu est passée de 40 % à 27 %. Le chlorprophame, un inhibiteur de germination interdit en France depuis 2020, demeurait le pesticide le plus fréquemment détecté (31,3 % en 2023, 25,2 % en 2024) avec le flutolanil, le métalaxyl et l’imidaclopride (interdit dans l’UE). Des pesticides interdits comme le chlorpyrifos, l’omethoate et le dimethoate n'étaient en revanche plus détectés en 2024, reflet probable d’une amélioration des pratiques agricoles pour se conformer aux normes européennes. Lien 1 Cette évolution intervient dans un contexte où, en 2023, près de 80 % du volume de pommes de terre primeurs importées par l’UE provenaient d’Égypte. Lien 2
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Étude
Brésil, HAP, cafés
Une étude préliminaire menée au Brésil a évalué la présence de 13 HAP, dans des échantillons de cafés torréfiés et moulus collectés en supermarchés et boutiques spécialisées. Parmi les 28 échantillons analysés, 39 % contenaient des HAP, avec des concentrations variant de 21 µg/kg (indeno[1,2,3-cd]pyrène) à 133 µg/kg (dibenzo[a,h]anthracène). Les deux composés les plus fréquemment détectés étaient l’indeno[1,2,3-cd]pyrène (18 %) et le benzo[a]pyrène (14 %). Bien que classées par le JECFA (FAO/OMS) comme agents génotoxiques et cancérigènes, la réglementation européenne ne fixe aujourd’hui pas de limites pour ces substances dans le café. Lien 1
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Étude
Pologne, résidus de pesticides, fruits et jus de fruits
Une étude menée en Pologne en 2024 a analysé la contamination par des résidus de pesticides de fruits et jus de fruits provenant de 19 pays, prélevés en grande surface. Sur 440 échantillons de fruits analysés, 91 % présentaient des résidus de pesticides, avec une prédominance de fongicides comme le fludioxonil (8,6 %), le pyriméthanil (5,8 %), l’imazalil (4,9 %) et le boscalid (4,5 %), ainsi que l’insecticide acétamipride (4,1 %). Les concentrations mesurées excédaient les LMR européennes dans 4,5 % des échantillons, notamment les oranges (2,3 %) et les pamplemousses (2,3 %). Concernant les 350 jus de fruits analysés, 94 % contenaient des résidus de pesticides à des niveaux détectables. Parmi les 21 pesticides identifiés, quatre (carbendazime, fluazifop, haloxyfop, imidaclopride) n'étaient pas autorisés dans l’UE au moment des prélèvements. Lien 1
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Étude
Danemark, arsenic, eau
Une cohorte comprenant 563 871 naissances enregistrées au Danemark entre 2002 et 2012, a été suivie jusqu’en 2017 afin d’évaluer l’association entre l’exposition prénatale à l’arsenic dans l’eau potable et le risque ultérieur de développer un diabète de type 1 (T1D). Les teneurs en arsenic dans l’eau ont été estimées à partir des données des registres nationaux de santé et de la base Jupiter de surveillance de l’eau. Environ 26,3 % des enfants étaient exposés à des niveaux supérieurs à 1 µg/L. L’étude met en évidence une relation dose-réponse : comparativement à une exposition inférieure à 1 µg/L, le risque de T1D augmente de 10 % pour des concentrations comprises entre 1 et 5 µg/L, de 29 % entre 5 et 10 µg/L et de 104 % pour des concentrations supérieures à 10 µg/L. Depuis 2003, la concentration maximale admissible d’arsenic dans les eaux destinées à la consommation humaine est fixée à 10 µg/L, conformément à la directive européenne 98/83/CE et aux recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Ces résultats suggèrent qu’une exposition anténatale à des concentrations inférieures aux seuils réglementaires actuels pourrait être associée à un risque accru de survenue du diabète dans l’enfance. Lien 1
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Étude
Allemagne, bisphénol A, boissons
Une étude interventionnelle randomisée menée en Allemagne entre 2019 et 2021 auprès de 103 femmes a montré que la consommation de soda en canettes augmentait significativement l’excrétion urinaire de bisphénol A (BPA) (+ 22,3 %, p = 0,014) comparativement à la consommation du même soda en bouteilles en plastique (PET). Les concentrations médianes atteignaient 1,48 µg/g créatinine pour les femmes consommant des sodas en canettes contre 1,21 µg/g pour celles utilisant les bouteilles en plastique, les bouteilles en verre occupant une position intermédiaire (1,34 µg/g). Les bisphénols F, S et E ont également été détectés dans certaines urines, mais sans lien avec le type d’emballage. Lien 1 Ces résultats illustrent la persistance d’une exposition alimentaire au bisphénol A via les canettes (résines époxy), dans un contexte où la DJT a été abaissée d’un facteur 20 000 (EFSA 2023) Lien 2
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Étude
Espagne, citrinine, aliments
La citrinine est une mycotoxine néphrotoxique. Dans cette étude, la présence de citrinine a été recherchée dans 70 échantillons alimentaires collectés à Valence entre janvier 2024 et janvier 2025. Au total 43 % (n = 30) des échantillons présentaient des niveaux quantifiables (supérieurs à 0,15 µg/kg). Plus précisément, 92 % des fruits secs (n = 24) étaient contaminés, 65 % des épices (n = 20) et tous les compléments alimentaires (n = 4). La concentration maximale (9,5 µg/kg) a été mesurée dans un complément alimentaire. Néanmoins, aucun dépassement du seuil de 100 µg/kg fixé pour les compléments à base de levure de riz rouge fermentée, seule catégorie d’aliment soumis au Règlement UE (n°2023/915) pour ce contaminant, n’a été observé. Lien 1

Le BuSCA est diffusé sous licence   CC BY-NC-ND 4.0 cc by nc nd

Mise à disposition d’un package R sur la qualité des données conçu par les Plateformes d’épidémiosurveillance

Par laura.gonzalez… | octobre 1, 2025

En complément du guide, un package R, {qdd} (qualité des données) a été conçu par le groupe de travail.

Il vise à harmoniser et faciliter deux étapes clés de la gestion des données :

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BuSCA
BuSCA n° 140 - 18/09/2025

Editorial

Le comité de rédaction du bulletin de veille sanitaire internationale de la Plateforme de surveillance de la chaîne alimentaire (SCA) vous présente l’actualité de la quinzaine passée dans le domaine de la surveillance sanitaire des aliments. Bonne lecture !

Biologique Chimique
Biologique
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Étude
Chine, contaminants microbiologiques, produits de la mer
Une étude menée entre avril et septembre 2024 sur 207 plats préparés vendus dans les marchés et supermarchés du Guangdong a révélé un taux de contamination élevé par Vibrio parahaemolyticus (22,7 %). Parmi les échantillons analysés, 30 % (18/60) des plats à base de fruits de mer (mélanges), 21 % (13/63) de ceux à base de crevettes et 19 % (16/84) de ceux à base de poissons étaient contaminés. Le sérotypage des souches de Vibrio a permis d’identifier 131 séquence-type (ST) distincts, dont 69 nouveaux types. En revanche, Salmonella spp. et Listeria monocytogenes n’ont été détectées que dans respectivement 1,5 % et moins de 1 % des 207 échantillons. Lien 1
Chimique
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Étude
Monde, éléments traces, bières
Une méta-analyse regroupant 18 études et 2 733 résultats d’analyses publiés entre 2000 et 2025 s’est penchée sur la contamination des bières par les éléments traces métalliques à travers le monde. En Europe, les concentrations moyennes (pondérées) les plus élevées ont été estimées en Roumanie pour l’aluminium (306,6 µg/L), en Belgique pour l’arsenic (7,2 µg/L), en Bulgarie pour le plomb (18,5 µg/L), et en Italie pour le cadmium (6,0 µg/L). Les bières allemandes et autrichiennes affichaient en revanche les teneurs les plus basses, attribuables selon les auteurs à l’efficacité des systèmes de filtration utilisés dans les brasseries. La teneur moyenne en arsenic s’avérait la plus forte aux États-Unis (21,0 µg/L), ce qui pourrait s’expliquer par la présence naturelle de cet élément dans certaines eaux souterraines ainsi que par l’utilisation historique de pesticides à base d’arsenic dans les cultures de houblon. Lien 1
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Étude
Portugal, éléments traces métalliques, produits de la mer
Une étude menée au Portugal entre 2022 et 2024 a évalué la présence d’éléments traces métalliques dans sept espèces marines d’intérêt commercial dans l’UE (poissons, mollusques et crustacés), prélevées sur les débarcadères du continent et des Açores. Les résultats révèlent des dépassements fréquents des limites européennes pour le mercure : 25 % des espadons (X. gladius), 17 % des sabres noirs (A. carbo) et 59 % des rascasses (H. dactylopterus) présentaient des concentrations supérieures aux seuils autorisés, fixés à 0,5 et 1,0 mg/kg selon les espèces. A noter que l’étude ne précise pas si l’incertitude de mesure a été retranchée de la valeur quantifiée, conformément au Règlement (CE) 333/2007. Lien 1 Bien qu’aucune limite réglementaire ne soit encore en vigueur pour l’arsenic inorganique dans les produits de la mer, les données recueillies montrent que l’ensemble des crabes (C. pagurus) et des calmars (L. vulgaris) étudiés excédaient les valeurs actuellement en discussion par la commission européenne, soit 0,5 mg/kg pour les crustacés et 0,05 mg/kg pour les céphalopodes. En revanche, aucun dépassement n’a été observé pour le plomb et le cadmium. Lien 2
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Étude
Europe, résidus de pesticides, denrées d’origine végétale
Dans le cadre du projet européen Horizon 2020, 193 échantillons de produits agricoles ont été échantillonnés au stade de la récolte dans 10 pays, en 2021, afin d’évaluer la présence de 192 résidus de pesticides. Les résultats montrent que 86 % des produits issus de l’agriculture conventionnelle contenaient au moins un résidu de pesticide, contre 40 % pour ceux issus de l’agriculture biologique. Des dépassements des LMR ont été constatés dans 12,2 % des échantillons conventionnels et 5,3 % des échantillons biologiques, avec des cas notables comme en Croatie, où des olives présentaient des teneurs en phosmet jusqu’à 58 fois supérieures à la LMR en vigueur en 2021 (le phosmet est interdit depuis 2022). Parmi les substances interdites, la dieldrine était la plus fréquemment détectée, aussi bien dans les systèmes conventionnels (13,3 %) que biologiques (16,8 %). Enfin, les cultures permanentes (vignobles, oliveraies et vergers) présentaient les niveaux de contamination les plus élevés. Lien 1
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Étude
Chine, PFAS, viandes et abats
Une étude menée à Guangzhou (Chine) a évalué la contamination par les PFAS dans des échantillons de viandes (bœuf, porc) et foies de porc commercialisés. Les résultats révèlent que 69 % des produits contenaient au moins un PFAS, avec un taux de détection particulièrement élevé pour les abats (93 %). Le foie de porc présentait les concentrations moyennes les plus fortes (6,21 ng/g pour la somme des 16 PFAS étudiés). Parmi les composés détectés, le PFHxS était le plus fréquent (34,3 %), suivi du PFBS (21,1 %) et du PFOA (19,3 %). Cependant, les concentrations les plus élevées étaient principalement attribuables au PFOS et au PFOA, ce dernier affichant une concentration moyenne de 1,46 µg/kg dans les foies de porc, supérieure au seuil réglementaire européen de 0,70 µg/kg.Lien 1
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Étude
Taiwan, néoformés, café
Une étude a évalué l’impact des procédés de torréfaction et de nouvelles formulations de café (infusé avec de l’alcool, du miel ou du sucre) sur la formation de néoformés. Après torréfaction rapide, avec une montée en température marquée, la concentration en acrylamide dans les grains atteignait 577 ± 57,1 µg/kg, dépassant la teneur de référence de 400 µg/kg proposée par le Règlement (UE) 2017/2158. À l’inverse, une torréfaction lente réduisait cette teneur de 35 % et celle du 5-HMF de 17 %, mais augmentait les niveaux d’alkyfuranes et de furane, probablement en raison d’une dégradation accrue des sucres réducteurs lors d’une torréfaction prolongée. Ces résultats pointent la difficulté de réduire simultanément l’acrylamide et les composés furaniques, puisque leurs mécanismes de formation semblent antagonistes. Par ailleurs, les cafés enrichis en miel ou en sucre présentaient des concentrations plus élevées en 5-HMF et en composés furaniques après torréfaction, dépassant eux aussi le seuil de 400 µg/kg. Lien 1
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Étude
Alaska, saxitoxines, crabes
Les saxitoxines (STX), produites par des microalgues du genre Alexandrium, sont des neurotoxines responsables d’intoxications paralysantes. Chez les crabes, elles s’accumulent presque exclusivement dans les viscères (ou "chair brune"). Une analyse rétrospective menée en Alaska entre 1992 et 2023 révèle que 56,1 % des viscères de crabes dormeurs (Metacarcinus magister) prélevés dans la région de Kodiak dépassaient la limite réglementaire de 80 µg STX/100 g, un seuil spécifique aux viscères. Certains échantillons atteignaient des concentrations supérieures à 1 000 µg/100 g, justifiant l’éviscération obligatoire imposée depuis 1992 pour les crabes commerciaux de cette zone. Dans le Sud-Est de l’Alaska (Haines), seulement 8,1 % des échantillons excédaient ce seuil, mais les auteurs soulignent la nécessité d’un suivi renforcé dans ces "points chauds" émergents, où les risques de contamination pourraient s’aggraver avec le changement climatique. Lien 1

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BuSCA
BuSCA n° 139 - 05/09/2025

Editorial

Le comité de rédaction du bulletin de veille sanitaire internationale de la Plateforme de surveillance de la chaîne alimentaire (SCA) vous présente l’actualité depuis fin juillet dans le domaine de la surveillance sanitaire des aliments. Bonne lecture !

Biologique Biologique et Chimique Chimique
Biologique
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Étude
France, Bacillus cereus, aliments
Le groupe Bacillus cereus, également appelé B. cereus sensu lato, regroupe plusieurs espèces étroitement apparentées phylogénétiquement. Une étude visant à caractériser les espèces de B. cereus sensu lato impliquées dans 183 épidémies d’origine alimentaire survenues en France entre 2004 et 2024 a été réalisée. Au total 294 génomes de Bacillus cereus provenant de différentes catégories alimentaires impliquées dans ces épidémies ont été séquencés et analysés. Trois populations prédominent, chacune associée à un type d’aliment spécifique : B. cereus sensu stricto était associé aux plats composés (p = 0,029), B. paranthracis aux céréales (p = 0,033) et B. thuringiensis subsp. kurstaki aux salades à base de légumes (p < 0,0001). Lien 1
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Étude
France, Clinostomum complanatum, poissons d’eau douce
Clinostomum complanatum est un parasite zoonotique présent dans les poissons d'eau douce, dont les premières mises en évidence en France remontent à 2008 puis 2019. Une étude a évalué l’infection par ce parasite chez 256 poissons d’eau douce, principalement des perches européennes collectées dans huit départements français entre 2021 et 2023. La prévalence de C. complanatum était respectivement de 13,7 et 90,6 % pour la perche européenne et le rotengle roux. Les kystes ont été majoritairement observés sur la région caudale, la zone dorsale, sur l’opercule branchial et derrière les nageoires pectorales. Les prévalences les plus élevées ont été mesurées dans les départements de l’Indre, du Doubs et de la Côte d’or. Le nombre moyen de parasites par poisson variait entre 1,8 et 5,3 pour la perche européenne. Lien 1
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Étude
Royaume-Uni, Clostridium botulinum, beurre d’arachide
Un cas de botulisme infantile, pathologie peu fréquente, mettant en cause la consommation de beurre d’arachide survenu au Royaume-Uni en mai 2024 a fait l’objet d’une étude. Le nourrisson avait consommé du beurre de cacahuètes grillées dès l’âge de six mois, en accord avec les recommandations nationales de 2018 visant à diminuer le risque d’allergie. C. botulinum de type A a été détecté par PCR dans le contenant usagé. La contamination pourrait trouver sa source dans la présence de spores environnementales dans les arachides crues, lesquelles ont pu contaminer le produit lors de la transformation. Lien 1
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Étude
Pays-Bas, agents pathogènes bactériens, fruits et légumes frais importés
Un programme de surveillance pluriannuel mené aux Pays-Bas par Food Compass, impliquant environ 240 entreprises du secteur des fruits et légumes frais, a évalué la prévalence des agents pathogènes d’origine alimentaire dans ces produits entre 2013 et 2022. La prévalence la plus élevée a été observée pour L. monocytogenes (1,37 %, 12 227 échantillons analysés), bien qu’un seul échantillon ait dépassé le seuil réglementaire de 100 UFC/g. Les agents pathogènes entériques tels que les STEC et Salmonella spp. ont été détectés plus rarement, avec des prévalence respectives de 0,11 % (n = 11 538) et 0,02 % (n = 12 601). Des concentrations élevées (>105 UFC/g) de B. cereus ont été observées dans 0,34 % des 4 954 échantillons. L’étude a mis en évidence des associations fréquentes entre L. monocytogenes et les champignons ou crucifères (comme le brocoli ou le choux fleur), ainsi qu’entre les STEC et les légumineuses ou les brassicacées feuillues. Lien 1
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Étude
Mexique, Anisakis spp., anchois
Dans une étude menée dans le golfe de Californie, au Mexique, 458 échantillons de trois espèces d’anchois ont été analysés pour la recherche de parasites de la famille des Anisakidae, entre 2023 et 2025. Sur toute la période de l’étude, la prévalence moyenne la plus élevée de parasites a été observée chez l’espèce Cetengraulis mysticetus (67 %), infestée par l’espèce Contracaecum bioccai, dont le potentiel zoonotique n’est pas connu. En revanche, l’agent zoonotique Anisakis pegreffi a été détecté chez 1,2 % des anchois de l’espèce Engraulis mordax (1,2 %). Aucun anchois de l’espèce Anchoa nasus n’était infesté. Lien 1
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Évènement
États-Unis, Salmonella Anatum, haricots germés
Au 22 août 2025, 11 cas de salmonellose dont quatre hospitalisations ont été signalés dans dix États américains. Salmonella Anatum a été isolée chez les patients ainsi que dans les haricots germés congelés (mungo) incriminés. Ces produits ont fait l’objet d’un rappel le 16 juillet 2025. Lien 1
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Évènement
Irlande, Listeria monocytogenes, plats préparés
Au 23 juillet 2025, neuf cas de listériose dont un mortel ont été confirmés en Irlande. L’enquête a révélé que l’origine de la contamination provenait de plats préparés commercialisés sous différentes marques. Les produits concernés ont fait l’objet d’un des plus larges rappels opérés récemment en Europe en lien avec la listériose (plus de 140 produits distribués sur plusieurs semaines de production). Lien 1
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Évènement
France, Listeria monocytogenes, fromages
Entre juin et août 2025, 21 cas de listériose ayant entraîné deux décès ont été déclarés en France. Les investigations ont permis d’établir un lien entre ces cas et la consommation de fromages au lait pasteurisé produits par une société située dans la Creuse. Un rappel de tous les lots de fromages au lait pasteurisé de vache ou de chèvre qu’ils soient à pâte molle ou à croûte fleurie, produits par cette société a été effectué. Lien 1 Une notification au RASFF a été réalisée le 29 août. Lien 2
Biologique et Chimique
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Étude
Europe, contaminants chimiques et biologiques, herbes et épices
Entre 2011 et 2024, le système d’alerte européen RASFF a recensé 2 876 notifications liées aux herbes et épices, dont 63,7 % classées à risque sérieux. Près de 45 % des notifications ont été émises au cours des quatre dernières années. Sept matrices se distinguent par plus de 100 notifications chacune : le paprika (18,4 %), le poivre (15 %), les mélanges d’épices (9,8 %), le cumin (7,3 %), la muscade (6,3 %), le curry (5,6 %) et la menthe (3,7 %). Les contaminants les plus fréquents étaient les mycotoxines (paprika, muscade), les salmonelles (poivre), les résidus de pesticides (curry, menthe, cumin et mélanges d’épices). Le Brésil, l’Inde et la Turquie figuraient parmi les principaux pays exportateurs impliqués. Lien 1
Chimique
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Bilan
Europe, plomb, alimentation humaine
L’Agence européenne pour l’environnement (EEA) a récemment indiqué que les taux de plomb dans le sang de la population européenne dépassaient les seuils recommandés par l’OMS. En réponse, l’EFSA a actualisé son évaluation de l’exposition alimentaire au plomb, sur la base de plus de 280 000 résultats d’analyses dans l’alimentation (2013 - 2023) et de 55 enquêtes de consommation. Si les concentrations moyennes en plomb ont diminué dans l’alimentation entre 2004 et 2022 - réduisant l’exposition de 30 à 40 % selon les tranches d’âge par rapport à 2012 -, certaines catégories d’aliments, comme les épices, légumes transformés, herbes aromatiques et infusions, affichent une hausse des concentrations. Les produits carnés (gibier, saucisses sèches) et les céréales étaient les principales sources d’exposition chez l’adulte. Chez l’enfant, l’eau de boisson, autrefois majeure, contribue désormais peu. Les grands consommateurs de gibier pourraient atteindre une exposition moyenne de 5,18 µg/kg pc/j, dépassant largement le seuil de 0,63 µg/kg pc/j proposé en 2010 par l’EFSA en considérant la néphrotoxicité comme effet critique. Lien 1
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Étude
France, dioxyde de titane, lait maternel-infantile-animal
En France, une étude a analysé la présence de nanoparticules de dioxyde de titane (TiO2) dans divers échantillons de laits: lait maternel (n = 10), lait de vache (n = 8 ) et d’ânesse (n = 1) prélevés à la ferme, lait infantile (n = 17) et lait en poudre (n = 6) prélevés au stade de la distribution. Des microparticules et nanoparticules de TiO2 ont été détectées dans 100 % des échantillons analysés et les laits infantiles présentaient les concentrations les plus élevées. Si le TiO2 présent dans les laits infantiles pourrait provenir du lait de vache, les concentrations plus élevées suggèrent une contamination lors de la transformation. Chez les vaches, l’exposition environnementale est suspectée (air, eau, sol). Dans le lait maternel, les concentrations variaient jusqu’à un facteur 25 selon les individus, suggérant des sources d’exposition multiples: alimentation, cosmétiques, environnement industriel, trafic routier, engrais. Bien que le TiO2 soit interdit dans l’alimentation au sein de l’UE depuis 2022, les auteurs appellent à un suivi renforcé de la contamination du lait en raison des sources d’exposition multiples, en particulier pour les nourrissons. Lien 1
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Étude
Italie, yessotoxines et acide okadaïque, moules
Entre 2012 et 2021, les autorités italiennes ont analysé 4 611 échantillons de moules (Mytilus galloprovincialis) prélevés sur la côte Adriatique. Les yessotoxines (YTX) dominaient les profils de contamination de 2012 à 2014, puis ont été remplacées progressivement par des pics importants d’acide okadaïque (OA) avec un épisode d’intoxication en 2015. Les données montrent une alternance quasi annuelle entre YTX et OA : les plus forts épisodes de contamination de l’une coïncident avec une faible présence voire une absence des autres, suggérant une compétition entre les espèces productrices. Un gradient Nord-Sud est observé, avec les concentrations les plus fortes au Nord, surtout en automne-hiver, en lien avec les apports nutritifs du Pô. Une corrélation faible mais significative entre pluviométrie et accumulation de toxines dans les moules, ouvre des pistes pour améliorer les prévisions. Lien 1
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Étude
Egypte, résidus de pesticides, oranges
Une étude menée en Égypte sur 12 302 échantillons d’oranges prélevés sur les marchés (2023-2024) montre une amélioration de la conformité aux LMR européennes : les dépassements ont chuté de 12 % en 2023 à 3,7 % en 2024. Les résidus les plus fréquemment détectés - l’imazalil (80 %), le 2-phénylphénol (76 %) et le thiabendazole (69% en 2023, 72 % en 2024) – proviennent de fongicides utilisés en post-récolte. Cependant, quatre insecticides interdits dans l’UE ont été détectés en 2023 et 2024 : chlorpyriphos, diméthoate, ométhoate, profénofos. Lien 1
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Étude
Turquie, résidus de pesticides, raisins sultanines
Une étude menée en Turquie sur 473 échantillons de raisins sultanines récoltés en 2023, rapporte la présence de 43 résidus de pesticides parmi les 268 analysés. Les résultats montrent que 98 % des échantillons contenaient des résidus de pesticides dont sept interdits dans l’UE, et 11 % dépassaient les LMR européennes. Les résidus les plus fréquents étaient des fongicides : amétoctradine (83 %), métalaxyl (80 %) et cyprodinil (68 %). Les dépassements concernaient principalement l’acétamipride (3,6 %), le famoxadone (2,7 %) et le pyriproxyfène (1,5 %). Les auteurs soulignent l’absence de chlorpyrifos, alors qu’il était détecté dans 17,1 % des échantillons dans une précédente étude (2018), en lien avec son interdiction dans l’UE courant 2020. Lien 1
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Avis
Europe, fluorure, aliments et eaux destinées à la consommation humaine
L’EFSA a réévalué le risque lié à l’exposition orale au fluorure via l’alimentation, l’eau potable et l’ingestion de produits d’hygiène bucco-dentaire fluorés, à la suite de nouvelles études évoquant un possible lien avec des effets neurologiques chez l’enfant. D’après des données européennes, l’alimentation et l’eau de boisson contribuaient à hauteur de 19 % à l’exposition des enfants et 66 % à celle des adultes. La contribution des sels de table fluorés s’élevait à 15 % (enfants) et 33 % (adultes) tandis que les produits dentaires ingérés contribuaient à hauteur de 75 % (enfants) et 15% (adulte). Les experts ont estimé que la fluorose dentaire demeurait l’effet le plus sensible chez l’enfant (< 8 ans) et établi ainsi une dose protectrice de 1,4 mg/L dans l’eau potable. Bien que 97 % des échantillons d’eau présentaient une concentration de fluor inférieure à 0,7 mg/L, ils estiment que la limite réglementaire actuelle de 1,5 mg/L pour les eaux non embouteillées ne protège pas suffisamment les enfants contre les risques neuro-développementaux et de fluorose. Lien 1

Le BuSCA est diffusé sous licence   CC BY-NC-ND 4.0 cc by nc nd

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