En France, une étude a analysé la présence de nanoparticules de dioxyde de titane (TiO
2) dans divers échantillons de laits: lait maternel (n = 10), lait de vache (n = 8 ) et d’ânesse (n = 1) prélevés à la ferme, lait infantile (n = 17) et lait en poudre (n = 6) prélevés au stade de la distribution. Des microparticules et nanoparticules de TiO
2 ont été détectées dans 100 % des échantillons analysés et les laits infantiles présentaient les concentrations les plus élevées. Si le TiO
2 présent dans les laits infantiles pourrait provenir du lait de vache, les concentrations plus élevées suggèrent une contamination lors de la transformation. Chez les vaches, l’exposition environnementale est suspectée (air, eau, sol). Dans le lait maternel, les concentrations variaient jusqu’à un facteur 25 selon les individus, suggérant des sources d’exposition multiples: alimentation, cosmétiques, environnement industriel, trafic routier, engrais. Bien que le TiO
2 soit interdit dans l’alimentation au sein de l’
UE depuis 2022, les auteurs appellent à un suivi renforcé de la contamination du lait en raison des sources d’exposition multiples, en particulier pour les nourrissons.
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