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VSI Plateforme SCA
BuSCA n° 157 - 29/05/2026

Editorial

Le comité de rédaction du bulletin de veille sanitaire internationale de la Plateforme de surveillance de la chaîne alimentaire (SCA) vous présente l’actualité de la quinzaine passée dans le domaine. Bonne lecture ! 

 

Biologique Chimique
Biologique
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Évènement
Italie, Clostridium botulinum, crème d’amandes et olives
Deux cas de botulisme liés à une crème d’amandes et d’olives produite en Italie et distribuée à Malte ont été signalés en mai. Les produits incriminés ont fait l’objet d’une notification au RASFF sous le numéro 2026-4285. Lien 1 Les produits, qui ont fait l’objet d’un retrait-rappel par la marque distributeur, affichent une date limite de consommation au 1er septembre 2028. Lien 2
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Étude
Italie, Listeria monocytogenes, produits prêts à manger
Une étude retraçant quatre épidémies de listériose survenues en Italie entre 2022 et 2023 souligne l’apport du séquençage complet du génome (WGS) dans la résolution des enquêtes épidémiologiques. Au cours des investigations, 205 isolats cliniques issus de cas confirmés de listériose et 381 isolats prélevés sur des aliments suspectés ou dans des environnements de production ont été analysés. Les résultats ont permis de relier chacun des quatre foyers épidémiques aux complexes clonaux CC155, CC8 ou CC1 (pour deux foyers distincts) associés à différents niveaux de virulence. Le lien entre les souches cliniques et les aliments contaminés a pu être établi grâce à l’analyse WGS (cg-MLST), désignant des produits carnés (saucisses de volaille, mortadelle, porchetta) ou des olives comme sources probables de ces épidémies. Par ailleurs, aucune souche correspondante n’a été détectée dans le cadre d’une consultation avec le laboratoire européen de référence pour L. monocytogenes et l’ECDC, ce qui suggère qu’aucun cas lié à ces épidémies n’a été signalé dans d’autres pays européens. Lien 1
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Étude
Chine, Listeria monocytogenes, champignons enoki
Deux épidémies de listériose survenues aux États-Unis en 2020 et 2022 ont attiré l’attention des autorités sanitaires sur les champignons enoki. Par la suite, des études ont montré que Listeria monocytogenes pouvait contaminer les cultures initiales et persister dans les équipements de grattage du mycélium, les convoyeurs ou les machines d’emballage. Dans ce contexte, une équipe chinoise a analysé 141 échantillons de champignons enoki, vendus en vrac ou préemballés, collectés entre 2023 et 2024. Les résultats ont montré une contamination par L. monocytogenes dans 65 échantillons (46 %). Parmi les 65 isolats identifiés, le séquence-type ST8 dominait largement (53/65), suivi des ST121 (4/65), ST87 (2/65), ST3 (2/65), ST451 (2/65), ST7 (1/65) et ST9 (1/65). Tous les isolats ST8 étaient résistants à l’oxacilline (appartenant à la famille des bêtalactamines), et 45 % d’entre eux (24/53) présentaient une résistance à plus de deux antibiotiques. Lien 1
Chimique
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Étude
Italie, PFAS, vins
Un vignoble du Nord de l’Italie a fait l’objet d’une étude exploratoire afin d’évaluer la contamination par les PFAS dans différents compartiments : vin en fût, raisin, marc, feuilles de vignes et sol. Les prélèvements, réalisés en 2023, ont été complétés par l’analyse de neuf vins rouges locaux, produits entre 2022 et 2023 dans d’autres vignobles. La méthode développée ciblait 28 PFAS. Les concentrations moyennes les plus élevées en PFAS totaux étaient mesurées dans les feuilles (1 320 ng/kg), suivies du marc (340 ng/kg) et des raisins (284 ng/kg). Les feuilles étaient plus particulièrement contaminées par les PFAS à chaîne courte, tandis que certains PFAS à chaîne longue comme le PFOA étaient quantifiés uniquement dans le raisin, suggérant leur dilution ou élimination au cours de la vinification. Dans les vins locaux, les concentrations en PFAS totaux variaient entre 110 et 3 660 ng/L, indiquant probablement des variations géographiques de contamination. Les concentrations les plus élevées concernaient le PFBA (un PFAS à chaîne courte), dont l'Anses recommande la surveillance exploratoire dans les boissons. Lien 1 Ce dernier était quantifié dans quatre vins sur neuf avec des concentrations comprises entre 60 et 3 500 ng/L. Lien 2
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Étude
Monde, arsenic, céréales
Une méta-analyse de la littérature a compilé 2 895 résultats de la concentration en arsenic dans les céréales, issus de 736 études publiées entre 1979 et 2023, ainsi que de la base GEMS/Food de l’OMS. Les concentrations moyennes estimées en arsenic inorganique s’élevaient à 0,069 mg/kg dans le riz, 0,064 mg/kg dans le blé et 0,044 mg/kg dans le maïs. Pour le riz, les concentrations médianes les plus élevées ont été observées dans la région du Xinjiang (Chine, 0,168 mg/kg), une zone aride où la présence naturelle d’arsenic dans les sols et les eaux souterraines utilisées pour l’irrigation expliquerait cette contamination accrue. À titre de référence, le Règlement (UE) 2023/915 fixe des teneurs maximales en arsenic inorganique dans le riz de 0,15 mg/kg ou 0,25 mg/kg selon son degré de transformation. Lien 1
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Étude
Italie et Espagne, microplastiques, mollusques bivalves
La présence de microplastiques (MP) a été évaluée dans 45 échantillons de conserves de fruits de mer prélevées en Italie et en Espagne au stade de la distribution. Ils ont été détectés dans l’ensemble des échantillons, avec une contamination significativement plus élevée dans les palourdes conditionnées dans des bocaux en verre (1,64 ± 0,27 MP/g, n=15) que dans les coques ou les palourdes en boîte métallique (respectivement 0,11 ± 0,02 MP/g et 0,09 ± 0,02 MP/g, n=15), soulignant une contribution probable des couvercles. Les particules identifiées étaient principalement des fibres de petite taille (5–500 µm) et de couleur transparente ou bleue. La diversité des polymères identifiés suggère que la contamination provenait à la fois de l’environnement marin, des procédés de transformation et des emballages. Le polyuréthane, principal polymère identifié dans les palourdes en bocaux de verre (23 % en abondance relative), entrait notamment dans la composition des couvercles. Lien 1
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Étude
Méditerranée, mercure, requins
Une étude a analysé les concentrations en mercure (Hg) et méthylmercure (MeHg) dans des échantillons provenant de 18 espèces de requins, pêchées en Méditerranée, dans l’océan Atlantique ou l’océan Indien, puis commercialisées en Italie et en Afrique de l’Est. Les teneurs en Hg total variaient de 0,05 à 20,7 mg/kg selon les individus, le MeHg représentant en moyenne 90 % du Hg total mesuré. Les concentrations moyennes les plus élevées en Hg total ont été observées chez Hexanchus griseus (requin griset) (n=2), tandis que sept autres espèces (n=1 à 10 selon les espèces) présentaient des valeurs moyennes dépassant la limite réglementaire européenne de 1 mg/kg. L’espèce Squalus acanthias (aiguillat commun), souvent commercialisé sous le nom de « saumonette », affichait une concentration moyenne de 0,75 mg/kg (n=2). A noter que l’étude ne précise pas si l’incertitude de mesure a été retranchée de la valeur quantifiée, conformément au Règlement (CE) 333/2007. Lien 1
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Étude
Europe, résidus de pesticides, denrées alimentaires d’origine végétale
Une campagne de prélèvements réalisée par l’association Foodwatch en mars 2026 sur 64 échantillons de riz, thés et épices commercialisés en France, Allemagne, Autriche et Pays-Bas a mis en évidence la présence de résidus de pesticides dans 49 échantillons (77 %), dont 45 (70 %) contenant au moins un pesticide non approuvé dans l’UE. Cela concernait notamment l’ensemble des échantillons de paprika (12), de cumin (6) et de piment (3) analysés ainsi que la majorité des thés verts (13/14). Le nombre de pesticides détectés dans les échantillons de paprika variait de 7 à 22 selon les analyses, chacun d’eux contenait entre 2 et 9 substances non approuvées. Par ailleurs, 14 échantillons dépassaient les LMR européennes avec des concentrations comprises entre 0,027 mg/kg (anthraquinone dans du riz) et 3,87 mg/kg (Flamprop dans du cumin). Les substances non autorisées les plus fréquemment détectées étaient le chlorfénapyr suivi de la bifenthrine, du spirotétramate, de la clothianidine, du thiaméthoxame, puis de l’imidaclopride, l’isoprothiolane et l’anthraquinone. Lien 1
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Étude
Chine, esters organophosphorés, thés
Une étude menée en Chine a évalué la contamination par des esters organophosphorés - des retardateurs de flamme ayant remplacé certains PBDE désormais restreints - dans différents types de thés commercialisés en ligne (thé vert, noir, oolong, blanc, jaune et « santé »). Les 11 molécules ciblées ont été détectées dans l’ensemble des 108 échantillons analysés, avec des concentrations totales allant de 4,36 à 89,8 ng/g (moyenne : 17,8 ng/g). Les thés mentionnant des effets « santé » présentaient une contamination moyenne significativement plus élevée (34,5 ng/g) et une variation importante selon les échantillons. Ces thés se distinguent des thés traditionnels par l’ajout d’ingrédients supplémentaires (herbes, fleurs, fruits, plantes médicinales ou autres additifs naturels). Leurs compositions plus variées et leurs procédés de production plus complexes pourraient expliquer la plus grande variabilité des concentrations observées. En complément, 98 emballages de thé ont également été analysés : les concentrations mesurées oscillaient entre 4,32 et 816 ng/g (moyenne 141 ng/g), soit des concentrations en moyenne 7,9 fois supérieures à celles mesurées dans les feuilles. Les auteurs identifient une corrélation significative entre les niveaux mesurés dans les emballages et ceux observés dans le thé. Lien 1
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Étude
Monde, microplastiques, denrées alimentaires d’origine animale
Une revue systématique de la littérature a décrit la présence de microplastiques (MP) dans les produits carnés et laitiers, des matrices généralement moins documentées que les produits de la mer. Les niveaux rapportés étaient globalement plus élevés dans les produits transformés et emballés que dans les produits non transformés. Par exemple, pour les produits carnés des concentrations comprises entre 0,0016 et 1,19 MP/g ont été mesurées dans les muscles de bovins, ovins et volailles, contre 0,2 à 30 MP/g dans des hamburgers de bœuf. En ce qui concerne les produits laitiers, deux études en Italie ont rapporté des concentrations de 2,3 à 11,7 MP/L dans le lait, et largement plus élevées dans des fromages, pouvant atteindre jusqu’à 1 280 - 1 857 MP/kg. Cependant, les conclusions restaient limitées en raison d’une forte variabilité des méthodes analytiques utilisées entre études. Lien 1

Le BuSCA est diffusé sous licence   CC BY-NC-ND 4.0 cc by nc nd

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