Surveillance de listeria monocytogenes
Un danger à l’incidence croissante
Listeria monocytogenes est une bactérie ubiquitaire, responsable de la listériose, une infection d'origine alimentaire rare mais particulièrement grave, touchant principalement les femmes enceintes, les nouveau-nés, les personnes âgées et les personnes immunodéprimées. En 2024, la listériose présentait les taux d'hospitalisation et de mortalité les plus élevés parmi les zoonoses surveillées dans l'Union européenne, soulignant l'importance de maîtriser ce danger tout au long de la chaîne alimentaire. En France, 619 cas ont été notifiés en 2024, soit le nombre le plus élevé depuis la mise en place de la déclaration obligatoire en 1999. Cette hausse s'inscrit dans une tendance observée dans plusieurs pays européens. Les infections sont principalement liées à la consommation d'aliments prêts à être manger (ready-to-eat), sans traitement thermique préalable. Listeria monocytogenes est en effet susceptibles de contaminer, voire de se multiplier, dans une grande variété de matrices d’origine animale ou végétale, y compris réfrigérées.
Bien que de nombreux travaux aient été menés sur ce danger sanitaire et que des recommandations ainsi que des outils d'aide à la gestion du risque soient disponibles, leur application concrète sur le terrain – sur l’ensemble de la chaîne agro-alimentaire, depuis l’alimentation animale et la production primaire jusqu'à l'aliment mis sur le marché, en passant par l’environnement de production – peut être entravée par des difficultés opérationnelles, voire dans certains cas une méconnaissance de certains de ces outils. Cela souligne la nécessité d’un accompagnement pratique couvrant l’ensemble des étapes de la surveillance : depuis l’analyse des dangers (en fonction des procédés de production et de distribution) jusqu’à la gestion des non-conformités, en incluant la conception de plans d’échantillonnage adaptés pour l’ensemble de la chaîne agro-alimentaire.
Le GT Listeria
Afin de répondre à ce besoin, un groupe de travail a été lancé en avril 2026 pour une durée de deux ans. Ce groupe rassemble 22 partenaires multisectoriels : Actalia, l’Adilva, l’ADIV, Aerial, la CGAD, la CITPPM, le CTCPA, Culture viande, la DGAL, la FCD, la FIA, la FICT, l’IDELE, l’IFIP, INRAE, le CNR Listeria (Institut Pasteur), Oqualim, Pact’alim, Santé publique France et les SNGTV, auxquels se joignent l’Anses et le CNIEL, en charge de la co-animation de ce groupe.
A l’instar des deux Documents d’Aide Méthodologique précédemment rédigés pour les dangers Salmonella et E. coli STEC, ce nouveau document de référence vise à mettre à disposition de l’ensemble des acteurs de la chaîne agro-alimentaire des recommandations pratiques, à la fois générales et/ou déclinées par filière, afin d’optimiser la surveillance de Listeria monocytogenes aux différents maillons de la production, de la transformation et de distribution des aliments, incluant la surveillance de l’environnement.
Les travaux se découpent en deux axes :
La conception des plans d’échantillonnage et des prélèvements ;
Les méthodes d’analyse à privilégier selon les objectifs des gestionnaires du risque.
[HB1]Mettre le lien vers le DAM Salmonelles
[HB2]Mettre le lien vers le DAM STEC
Groupes de Travail |
| Fromages au lait cru (Salmonelles) |
| Ondes |
| SalmoSurv |
| Surveillance des STEC |
Groupes de Travail
Membres du Copil