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VSI Plateforme SCA
BuSCA n° 144 - 17/11/2025

Editorial

Le comité de rédaction du bulletin de veille sanitaire internationale de la Plateforme de surveillance de la chaîne alimentaire (SCA) vous présente l’actualité de la quinzaine passée dans le domaine de la surveillance sanitaire des  aliments. Bonne lecture ! 

Biologique Chimique
Biologique
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Évènement
États-Unis, Listeria monocytogenes, plats prêts à manger
Aux États-Unis, une épidémie de listériose est en cours avec 27 cas confirmés signalés entre août 2024 et fin octobre 2025 dans 18 États. Les premiers résultats de l’enquête ont permis d’identifier des plats prêts à manger contenant des pâtes (salades de pâtes, linguine aux crevettes etc.) comme source de l’épidémie. Les produits incriminés ont fait l’objet d’un rappel et les enquêtes se poursuivent pour déterminer si d'autres aliments sont contaminés. Lien 1
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Étude
France, Bacillus thuringiensis, fruits et légumes
En Europe, sept souches de Bacillus thuringiensis sont approuvées en tant que substances actives et autorisées sur des cultures destinées à la consommation humaine, pour leurs propriétés insecticides. Cependant, leur appartenance au groupe Bacillus cereus sensu lato responsable d’intoxications alimentaires, la présence de gènes de virulence et leur taxonomie complexe soulèvent des questions concernant leur innocuité. Pour ces raisons, l’EFSA ne leur a pas accordé le statut de présomption d’innocuité reconnue (QPS). En France, une étude de l’Anses menée en 2022 s’est intéressée à leur présence dans des fruits et légumes issus de l’agriculture biologique prélevés au stade de la distribution. B. thuringiensis a été identifié dans 50 % des 159 échantillons testés, avec une concentration moyenne de 4 300 CFU/g. A l’exception des courgettes et des raisins, B.thuringiensis a été isolé de l’ensemble des différentes catégories de produits végétaux (tomates, poivrons, pommes, herbes aromatiques etc.). L’identification génomique a permis d’attribuer 90 % des isolats à des souches commerciales européennes. Lien 1
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Étude
Italie, Listeria monocytogenes, aliments
Entre 2020 et 2024, 290 échantillons alimentaires ont été collectés en Italie du Nord dans le cadre des contrôles officiels, dont 39 se sont révélés contaminés (13,4 %) par Listeria monocytogenes. Les contaminations concernaient principalement le salami (20,5 %), les sandwichs (10,3 %), le saumon fumé (7,7 %), la tome (7,7 %) et le gorgonzola (2,5 %). Le sérogroupe majoritaire IIc (12 isolats) était associé aux produits carnés. Les autres isolats appartenaient aux sérogroupes IIa (11), IVb (9) et IIb (7). L’ensemble des isolats présentait une résistance à la fosfomycine. Lien 1 D’après la fiche danger de l’Anses les sérogroupes IIa, Ivb et IIb sont fréquemment associés à des cas humains. Lien 2
Chimique
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Bilan
Monde, mycotoxines, alimentation animale
L’entreprise DSM-Firmenich publie chaque année un bilan de la contamination par les mycotoxines des matières premières et aliments pour animaux, en s’appuyant sur un réseau mondial de fabricants. Le bilan de 2025 intègre plus de 19 000 échantillons collectés à travers près de 90 pays et montre une contamination par au moins une mycotoxine recherchée dans 83 % des échantillons. En Europe, les trichothécènes A (67 %) et B (69 %) sont les plus fréquemment détectés, suivis de la zéaralénone (55 %), l’ochratoxine A (28 %) et des fumonisines (18 %). Au niveau mondial, les mycotoxines réglementées les plus fréquentes sont le déoxynivalénol (82 %) et la fumonisine B1 (66 %) tandis que certaines mycotoxines émergentes comme l’enniatine B et la beauvéricine atteignent aussi des proportions élevées (69 % et 65 % respectivement). Lien 1
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Étude
Europe, mercure, poissons
Une revue systématique de la contamination par le mercure des poissons pêchés en Europe s’est appuyée sur 74 études publiées entre 2000 et 2024. Les auteurs observent une diminution du pourcentage de dépassement des teneurs réglementaires européennes des échantillons analysés, de 34 % (27/79) entre 2000 et 2011 à 29 % (65/228) entre 2012 et 2024. A noter que l’étude ne précise pas si l’incertitude de mesure a été retranchée de la valeur quantifiée, conformément au Règlement (CE) 333/2007. Parmi les 84 espèces couvertes par la revue, les résultats montrent que les espèces les plus concernées par des dépassements sont les grands prédateurs (thon, espadon, haddock) et certaines espèces benthiques comme le mulet, notamment dans en mer Adriatique et mer des Baléares. Les concentrations médianes en mercure total les plus élevées ont été estimées pour le haddock (1,67 mg/kg) et la baudroie (1,26 mg/kg). Lien 1
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Étude
Italie, toxines d’Alternaria, herbes et épices
Une étude a caractérisé la présence de cinq toxines émergentes d’Alternaria (TeA, AOH, AME, TEN, ALT) dans des échantillons d’épices et herbes aromatiques commercialisés en Italie. L’acide tenuazonique (TeA) était la mycotoxine la plus fréquemment détectée dans les épices (46 %) et les herbes (60 %), avec les concentrations moyennes les plus élevées (respectivement 1 040 µg/kg et 93,1 µg/kg). Les autres mycotoxines présentaient des concentrations moyennes plus faibles (1,4 - 12,3 µg/kg) avec des proportions d’échantillons contaminés moindres (19 - 40 %). L’altenuène n’était détecté dans aucun échantillon. En moyenne, la somme de l’ensemble des toxines d’Alternaria était la plus élevée dans les épices, notamment les graines de lin, le paprika et le piment. Ces mycotoxines ne sont pas réglementées en Europe dans les épices et fines herbes mais la Commission européenne a défini des niveaux indicatifs dans certaines denrées (Recommandation 2022/553/UE) qui doivent entraîner une enquête sur l’origine de la contamination. Dans l’étude, un échantillon de paprika dépassait la valeur indicative de 10 000 µg/kg établie pour le TeA. Lien 1
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Étude
Royaume-Uni, microplastiques, aliments
Une étude menée entre septembre 2024 et janvier 2025 a montré la présence de microplastiques (MP) dans la totalité des 390 échantillons de produits alimentaires courants collectés dans des supermarchés britanniques, incluant le sel, le sucre, le miel, le vinaigre, les huiles de cuisson, le lait, la sauce soja et le jus de citron vert. Les concentrations moyennes les plus élevées ont été observées dans le sel (173 ± 94 MP/kg) et le miel (101 ± 73 MP/kg), tandis que le lait (19 ± 6 MP/L) et le vinaigre (19 ± 9 MP/L) étaient les aliments les plus faiblement contaminés. Les polymères prédominants étaient le polyéthylène (PE), le polypropylène (PP) et le polyéthylène téréphtalate (PET), issus principalement des emballages plastiques. Les proportions des différentes tailles de MP variaient fortement d’un produit à l’autre, cependant le sel et le sucre étaient contaminés à plus de 90 % par des particules inférieures à 100 µm. Les produits conditionnés dans du plastique contenaient systématiquement davantage de MP que ceux conditionnés en verre ou carton. Lien 1
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Étude
Monde, polluants organiques persistants, œufs
Une revue systématique s’est intéressée à la contamination des œufs « plein air » par différentes classes de polluants organiques persistants bromés. Elle s’appuie à la fois sur des articles scientifiques et sur des rapports d’ONG qui surveillent ces contaminants depuis l’entrée en vigueur de la Convention de Stockholm (2004), notamment dans les pays en développement. Concernant les PBDE, les concentrations variaient de 31 ng/g de lipides à 46 000 ng/g de lipides, les valeurs les plus élevées étant systématiquement observées à proximité de sites de recyclage de déchets électroniques, de décharges ou incinérateurs. Le même constat est fait pour les les dioxines et furanes bromés (PBDD/F) ainsi que les nouveaux retardateurs de flamme bromés. D’autres sources importantes de contamination ont été mises en évidence comme les matériaux utilisés pour la litière et picorés par les poules (copeaux de bois, cartons recyclés, plastiques broyés etc.). L’étude souligne l’utilisation des œufs comme biomarqueurs pertinents de la contamination du sol, notamment dans les pays où les données de surveillance restent rares. Lien 1

Le BuSCA est diffusé sous licence   CC BY-NC-ND 4.0 cc by nc nd

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