Le dernier BuSCA
BuSCA n°
145
- 28/11/2025
Editorial
Ce numéro du BuSCA présente notamment un travail de compilation des données de surveillance officielle des États membres au sein d'une base de données unifiée (CHEFS), facilitant l’analyse de ces données, notamment non-conformités. Bonne lecture !
Biologique
Évènement
États-Unis, Clostridium botulinum, laits infantiles
Au 14 novembre, 23 cas de botulisme chez des nourrissons âgés de moins de deux ans, ont été déclarés dans 13 États, tous ont été hospitalisés ; aucun décès n’a été rapporté. Les dates de début des symptômes s’échelonnent entre le 9 août et le 11 novembre. L’ensemble des données épidémiologiques suggère une contamination du lait infantile par Clostridium botulinum. Les produits concernés ont fait l’objet de rappels. Bien qu’accessibles à l’achat en ligne, aucun cas n’a été signalé à ce jour en France. Lien 1
Étude
États-Unis, Salmonella spp., viandes de poulets
Entre 1998 et 2022, 366 foyers de salmonellose ont été attribués à des produits à base de poulet aux États-Unis totalisant 10 344 cas, 1 426 hospitalisations et 12 décès selon les données du Foodborne Disease Outbreak Surveillance System (FDOSS). La viande de poulet conditionnée en morceaux a été impliquée dans 68,6 % des épidémies et représentait 53,8 % des cas. Aucun déclin n’a été observé en 25 ans, et ce malgré la diminution de la prévalence de Salmonella spp. dans la viande crue rapportée par l’USDA et le FSIS. Ces résultats soulignent la nécessité de renforcer la surveillance intégrée de la fourche à la fourchette et les mesures préventives, notamment pour les produits crus vendus en morceaux. Lien 1
Chimique
Bilan
Europe, dangers chimiques, aliments
La base de données CompreHensive European Food Safety (CHEFS) couvre les données sur les résidus de pesticides, les résidus de médicaments vétérinaires et les contaminants chimiques transférées par les États membres de l'UE à l'EFSA. Lien 1 Cette base comptabilise plus de 392 millions de résultats d'analyses provenant de 15,2 millions d'échantillons alimentaires collectés dans toute l'Europe entre 2000 et 2024. Selon une étude, l'Allemagne, la France et les Pays-Bas ont effectué le plus grand nombre d'analyses durant cette période. Les produits laitiers avaient le plus fort taux de non-conformité pour les contaminants chimiques, la viande pour les contaminants chimiques et les résidus de médicaments vétérinaires et les fruits et légumes pour les résidus de pesticides. L'Irlande avait le plus fort taux de non-conformité pour les contaminants chimiques et les médicaments vétérinaires et la Bulgarie pour les résidus de pesticides. Les échantillons non-conformes provenaient plus souvent de pays hors UE. A noter que cette comparaison ne tient pas compte des volumes de production alimentaire de chaque pays. Lien 2
Étude
Suisse, PFAS, aliments d’origine animale
En 2025, l’Association des chimistes cantonaux de Suisse (ACCS) et l’OSAV ont mené une enquête sur la présence de PFAS dans les denrées alimentaires. Au total, entre avril et juin, 401 échantillons de viandes, 282 d’œufs, 206 de poissons ainsi que 276 échantillons de laits et de produits laitiers ont été analysés. Sept échantillons - cinq viandes de bovin, un œuf de poule et un poisson - ont dépassé les teneurs maximales fixées pour le PFOS. Deux échantillons de lait et un de yaourt dépassaient les valeurs indicatives du PFOS, indicateurs non réglementaires mais déclenchant une enquête. Lien 1
Étude
Japon, insectes, résidus de pesticides
Une étude portant sur la contamination d’insectes comestibles commercialisés au Japon par des résidus de pesticides a été réalisée à partir de l’analyse de 50 échantillons. Le Japon ne dispose pas de LMR spécifiques pour les résidus de pesticides dans ces produits. Au total, 20 résidus de pesticides ont été quantifiés - LOQ 0,005 mg/kg - dans neuf échantillons (18 %). Les concentrations observées étaient comprises entre 0,05 et 0,06 mg/kg. Trois échantillons de ver à soie et un échantillon de fourmi séchée présentaient des concentrations supérieures à 0,01 mg/kg. Lien 1
Étude
Égypte, pesticides, oignons
Dans une étude, plus de 400 résidus de pesticides ont été recherchés dans 5 731 échantillons d’oignons collectés entre 2021 et 2024 sur les marchés de gros en Égypte dans le cadre de programmes de surveillance. La proportion d’échantillons exempts de résidus est passée de 75,6 % en 2022 à 51,2 % en 2023. Ceci s’accompagne d’un pic de dépassements des LMR européennes, atteignant 8,3 % en 2023. Par ailleurs, 30,8 % des échantillons analysés en 2023 contenaient plusieurs résidus, contre 9,8 % en 2022. En 2024, les dépassements ont été réduits à 4,0 %. Les plus fortes concentrations ont été mesurées pour l’imazalil ou pour des molécules non autorisées en France telles que le chlorpyrifos, l’imidacloprid, le chlorpropham et le profénofos, parfois à des niveaux dépassant jusqu’à quatre fois les LMR. Lien 1
Étude
Chine, café, mycotoxines
L’analyse de 84 échantillons de cafés instantanés importés et commercialisés en Chine a montré une prévalence élevée d’aflatoxine G2 (89,3 %) avec une concentration pouvant atteindre 13,6 ?g/kg. Au total, 91,6 % des échantillons contenaient au moins une des six toxines (les aflatoxines AFB1, AFB2, AFG1, AFG2 et les trichothécènes (T-2 et HT-2). Les concentrations maximales ont été observées pour HT-2 (125 µg/kg) et T-2 (69 µg/kg). Aucune LMR n’est fixée pour ces toxines dans le café. L’ochratoxine A (OTA) n’a pas été détectée. Lien 1
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