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VSI Plateforme SCA
BuSCA n° 150 - 19/02/2026

Editorial

Le comité de rédaction du bulletin de veille sanitaire internationale de la Plateforme de surveillance de la chaîne alimentaire (SCA) vous présente l’actualité de la quinzaine passée. Au programme notamment pour cette édition : une étude sur Bacillus cereus dans le lait infantile et la parution du premier volet des résultats de l’EAT3, consacré à l’acrylamide et aux éléments traces métalliques. Bonne lecture !

Biologique Biologique et Chimique Chimique
Biologique
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Évènement
Norvège, norovirus, huîtres
Le 13 février 2026, la Norvège a signalé au RASFF une alerte faisant état de 15 cas d’intoxication alimentaire. Les personnes touchées ont développé des symptômes après avoir consommé des huîtres d’origine française dans trois restaurants différents. Le norovirus est actuellement suspecté d’être à l’origine de ces infections, sans que d’autres agents pathogènes puissent être formellement écartés. Aucun prélèvement n’a pu être effectué, les établissements ne disposant plus des produits consommés au moment des investigations. Lien 1
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Évènement
Chine, norovirus, huîtres
Le Centre pour la protection de la santé (CHP) de Hong Kong a lancé une alerte à la suite d’une recrudescence notable, ces deux derniers mois, des infections à norovirus associées à la consommation d’huîtres crues. Alors qu’un cas hebdomadaire était en moyenne signalé jusqu’en décembre 2025, 16 cas ont été recensés durant les cinq premiers jours de février 2026. Depuis le 18 janvier, les autorités sanitaires ont enregistré 23 épisodes d’intoxication alimentaire, touchant 69 personnes. Parmi ces épisodes, 20 (soit 87 %) ont été attribués au norovirus, affectant 57 personnes. Les enquêtes épidémiologiques ont établi un lien avec la consommation d’huîtres crues importées, notamment de Corée, d’Espagne, de France, et d’Irlande. Lien 1
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Étude
Italie, Bacillus cereus, alimentation infantile
Une étude a été menée pour évaluer la présence de bactéries pathogènes dans les préparations en poudre pour nourrissons commercialisées sur le marché italien. Un total de 83 échantillons de produits laitiers en poudre, achetés en Italie entre décembre 2023 et novembre 2024, ont été analysés. Cinq espèces bactériennes ont été recherchées : Listeria monocytogenes, Yersinia enterocolitica, Salmonella spp., Bacillus cereus et Cronobacter sakazakii. Parmi celles-ci, seule B. cereus présomptif a été détectée, dans trois échantillons, à une concentration de 1 log UFC/g et dans 37 échantillons après enrichissement. Le règlement (CE) n°2073/2005 définit un critère d’hygiène des procédés applicables à la présomption de B. cereus dans les préparations déshydratées destinées aux enfants de moins de six mois, la valeur maximale tolérée est de 500 UFC/g. Lien 2 Le gène ces, codant pour la toxine céréulide, a été identifié dans 12 des 42 isolats de B. cereus sensu lato analysés. Cependant, la concentration en toxine céréulide n’a pas été mesurée dans le cadre de cette étude. Lien 1
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Étude
Corée, C. perfringens, produits de la mer
Une étude a analysé les profils génétiques de Clostridium perfringens isolés de palourdes et d'ormeaux provenant de marchés coréens. La prévalence globale était de 71 % (142/200) chez les palourdes et de 64,5 % (129/200) chez les ormeaux avec une prédominance de la toxine de type A (85,6 %, 230/271). Au total, 12,5 % (34/271) des isolats hébergeaient le gène cpe caractéristique des souches entérotoxinogènes. Le séquençage du génome entier de 30 isolats positifs pour le gène cpe, a révélé 11 types de séquences (ST) distincts et huit profils non typables. Un arbre phylogénétique basé sur 587 SNP a révélé huit lignées mondiales principales, deux d’entre elles étaient plus largement répandues géographiquement, réparties dans différents pays sur plus de trois continents. Lien 1
Biologique et Chimique
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Avis
Monde, intelligence artificielle, sécurité sanitaire des aliments
Un rapport de la FAO a examiné l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA) en sécurité sanitaire des aliments. Ses conclusions s’adressent principalement aux autorités compétentes. L’analyse de la littérature scientifique (2012-2024) montre que l’appui à l’expertise scientifique et l’aide à la décision restent encore les principaux domaines d’application de l’IA, pour lesquels des modèles « classiques » sont encore largement employés (machine learning). Les applications des IA génératives (création de nouvelles données similaires aux données existantes) et prédictives (prévision d’évènements à partir de données historiques) sont moins fréquentes. Elles ont pu être employées par exemple pour prédire la contamination de cultures à proximité de zones polluées, ou bien encore pour élaborer des protocoles de contrôles sanitaires robustes. Le rapport présente également des exemples concrets d’utilisation par différents pays qui ont pu développer des outils de traitement automatisé des alertes RASFF pour la détection précoce des émergences ou des outils de priorisation des contrôles à l’import. Il inventorie également les initiatives réglementaires mises en place par les nations pour encadrer l’usage de l’IA et propose des bonnes pratiques pour éviter certains écueils (opacité des modèles, biais d’apprentissage). Lien 1
Chimique
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Étude
Italie et Royaume-Uni, polluants organiques persistants, viandes et abats d’animaux d’élevage
Une étude a compilé les données de sept études antérieures, afin de comparer systématiquement les concentrations en dioxines (PCDD), furanes (PCDF) et PCB dans le foie et les muscles de mêmes animaux (bovins, ovins, porcins) abattus au Royaume-Uni et en Italie. La somme des concentrations en PCDD/F et PCB, exprimée en équivalent toxique (TEQ), était comprise entre 0,11 et 55 pg/g dans le muscle et entre 0,83 et 219 pg/g dans le foie. Pour chaque animal, les concentrations observées dans le foie étaient significativement supérieures à celles du muscle, avec des ratios foie/muscle supérieurs à 13:1 chez les ovins et porcins contre environ 4:1 chez les bovins. Des données supplémentaires obtenues chez les volailles montraient en revanche des concentrations similaires entre les deux organes pour cette espèce. Parmi les 189 animaux étudiés, les PCDD/F dominaient systématiquement les profils de congénères chez les bovins, ovins et volailles élevés au Royaume-Uni. À l’inverse, les PCB dominaient dans les tissus des animaux élevés en Italie (bovins, ovins), en lien avec une contamination accrue par les PCB signalée dans certaines zones du sud de l’Italie (Pouilles). Lien 1
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Avis
Pays-Bas, substances biocides, denrées d’origine animale et alimentation infantile
L'Institut national de la santé publique et de l'environnement aux Pays-Bas (RIVM) a examiné la présence de résidus de substances biocides dans la viande, les produits laitiers et l’alimentation infantile, avec un double objectif : identifier les substances biocides les plus pertinentes à surveiller et déterminer si des LMR liées aux seuls usages biocides devraient être fixées ou si les LMR existantes fixées dans le cadre d'usages phytopharmaceutiques ou médicaments vétérinaires ne devaient pas être ajustées pour tenir compte des usages biocides. Actuellement, seules les substances biocides ayant également des applications comme pesticides ou médicaments vétérinaires sont réglementées au sein de l’UE. Le rapport identifie 186 substances pouvant potentiellement être transférées vers la chaîne alimentaire, dont près de la moitié sans LMR. Il s'agit de désinfectants utilisés pour l'hygiène dans les domaines vétérinaire et alimentaire ou le traitement de l’eau potable, de rodenticides et d'insecticides utilisés dans les élevages ou les entrepôts de stockage pour l'alimentation humaine ou animale. L’agence a proposé plusieurs stratégies de priorisation de ces substances biocides en s’appuyant sur des données de surveillance ainsi que sur les données toxicologiques associées et des informations sur les usages. L’exercice a rencontré plusieurs limites, notamment l’absence de registre national des ventes qui permettrait d’avoir des informations plus précises sur les volumes et les usages réels. De même, les données de surveillance actuelles ciblent principalement des aliments non transformés alors que les désinfectants dans le domaine alimentaire sont particulièrement utilisés aux étapes de transformation. Lien 1
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Étude
Italie, éléments traces métalliques et PFAS, miels
Le miel est souvent considéré comme une matrice indicatrice de la pollution environnementale. Dans ce contexte, 56 échantillons de miels issus de la région du Molise ont été analysés pour la présence de PFAS et d’éléments traces métalliques. Les échantillons ont été prélevés en 2021, directement à l’intérieur des ruches. Les concentrations moyennes en arsenic et cadmium, atteignaient respectivement 0,077 mg/kg et 0,008 mg/kg, tandis que les concentrations moyennes en plomb s’élevaient à 0,010 mg/kg (max : 0,024 mg/kg). Ces concentrations sont inférieures à la teneur maximale de 0,10 mg/kg établie par la Commission européenne pour le plomb, seul élément trace réglementé dans le miel. Concernant les 39 PFAS recherchés, seuls 4 échantillons sur 56 présentaient des concentrations supérieures aux limites de quantification, impliquant 3 composés (6:2 FTS, L-PFOS, bistriflimide) détectés à des niveaux ultra-traces (0,005–0,010 ng/g). Lien 1
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Étude
Inde, microplastiques, poissons
Une étude menée en Inde a caractérisé la contamination par les particules de microplastiques (MP) de 600 poissons appartenant à 30 espèces commerciales. Les spécimens ont été prélevés entre 2024 et 2025 sur la côte de Thoothukudi, une zone sélectionnée pour son exposition à diverses sources de pollution (industries, activités portuaires, pêche intensive). Les concentrations moyennes observées dans la chair des poissons étaient comprises entre 1,20 MP/ 5 g de muscle (Stolephorus indicus, anchois indien) et 3,60 MP/ 5 g de muscle(Scomberomorus guttatus, maquereau indien). Des différences significatives ont été observées entre les espèces ; la contamination était globalement plus élevée chez les espèces carnivores, ainsi que celles se nourrissant à proximité des côtes, en comparaison des espèces planctophages ou évoluant loin des sources de contamination. Le polyéthylène (37,5 %), le polypropylène (27,2 %) et le polychlorure de vinyle (19,9 %) étaient les polymères les plus fréquents. Lien 1
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Étude
Chine, hydrocarbures d’huiles minérales, matériaux au contact des denrées alimentaires
Une équipe de recherche a analysé la migration des MOSH et MOAH à partir de 502 échantillons d’emballages alimentaires en papier et carton, collectés en Chine entre 2024 et 2025. Ces contaminants ont été détectés uniquement dans les essais avec des simulants gras (14,5 % des échantillons pour les MOSH et 7,6 % pour les MOAH), jamais avec des simulants aqueux ou acides. Les niveaux moyens de migration des MOSH variaient de 1,23 à 3,05 mg/kg (selon le solvant utilisé), avec un maximum de 102 mg/kg observé pour un papier d’emballage ciré ; les MOAH présentaient des concentrations moyennes plus faibles (0,093-0,569 mg/kg). Les papiers d’emballage et les boîtes en papier étaient les matrices à l’origine des niveaux de migration les plus importants, en lien notamment avec la présence d’encres. A l’inverse, d’autres types de contenant comme les bols présentaient des niveaux de migration plus faibles. Selon les auteurs, ces emballages ont souvent une structure « multicouches » avec des espaces remplis d’air qui ralentissent la diffusion des huiles minérales depuis les couches externes. Pour ce type d’emballage, il n’existe pas de limite de migration spécifique au niveau européen pour les hydrocarbures d’huile minérale. Des limites ont toutefois été proposées par le BfR dans son 3e projet de 22e Ordonnance sur les huiles minérales avec des valeurs de 2 mg/kg pour les MOSH et 0,5 mg /kg pour les MOAH. Lien 1
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Étude
Chine, aflatoxine B1, arachides
Entre 2009 et 2022, le laboratoire d’évaluation des risques pour les produits oléagineux de Wuhan (Chine) a constitué une base de données nationales avec plus de 17 000 résultats de contamination des arachides par l’aflatoxine B1 (AFB1), au stade de la récolte. L’analyse de ces données a mis en évidence une augmentation significative des niveaux de contamination. La concentration moyenne en AFB1 est ainsi passée de 1,29 µg/kg en 2009 à 39,5 µg/kg en 2017, avec un pic en 2021 (48,3 µg/kg). Sur cette période, entre 0,9 % et 7,6 % des échantillons présentaient des concentrations en AFB1 supérieures à la limite réglementaire chinoise. Parmi les facteurs climatiques étudiés (température, précipitations, vitesse du vent), la température expliquerait à elle seule près de 50 % de l’augmentation observée. Des scénarios prédictifs projettent une augmentation d’environ 0,15 µg/kg tous les dix ans. Lien 1
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Étude
Monde, mycotoxines, thés
Une méta-analyse de la littérature a synthétisé les résultats de 21 études (période 2000–2022) portant sur la contamination des thés par les mycotoxines. Les mycotoxines les plus fréquemment détectées étaient le déoxynivalénol (43,8 %), suivi de l’ochratoxine A (29,1 %), des enniatines (23,7 %), de la citrinine (23,6 %), de la zéaralénone (17,8 %) et enfin des aflatoxines (12,4 %). La présence d’autres mycotoxines comme les toxines T-2 ou le nivalénol était plus rarement documentée. Parmi les catégories de thé, le thé noir était le plus fréquemment contaminé (89,2 % des échantillons), devant le thé vert (67,3 %) et le thé « post-fermenté» (23,1 %). Selon les auteurs, les procédés de transformation expliqueraient ces différences : le thé noir qui subit une oxydation complète reste plus longtemps humide, ce qui favoriserait le développement de champignons. Lien 1
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Bilan
France, acrylamide et éléments traces métalliques, étude de l’alimentation totale
En France, l’Anses vient de publier le premier volet des résultats de la troisième étude de l’alimentation totale (EAT3), volet consacré à l’acrylamide et à cinq éléments traces métalliques (aluminium, argent, cadmium, mercure, plomb). L’expertise couvre 276 types d’aliments collectés entre 2021 et 2022 ; l’approche méthodologique avait déjà fait précédemment l’objet d’un rapport. Lien 1 L’expertise montre une diminution moyenne des concentrations en acrylamide, aluminium, cadmium et plomb dans l’alimentation en comparaison avec la précédente EAT réalisée près de 15 ans auparavant. Pour l’acrylamide par exemple, les concentrations ont diminué dans plusieurs aliments fortement contributeurs à l’exposition comme les biscuits salés (-95 %) ou le café soluble (-89 %). Cependant, des augmentations sont observées dans certains groupes d’aliments et les conclusions pour la population demeurent identiques : l’exposition à l’acrylamide et au plomb soulèvent toujours une préoccupation sanitaire et l’expertise identifie à nouveau un risque lié à l’exposition au cadmium, méthylmercure et à l’aluminium. En revanche, des analyses plus poussées par rapport à l’EAT2 ont permis d’écarter le risque associé au mercure inorganique. Pour l’argent, il n’est pas possible de conclure en l’absence de valeur toxicologique de référence. Lien 2 Les résultats pour les autres familles de composés devraient suivre prochainement.
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Bilan
Europe, résidus de médicaments vétérinaires, denrées d’origine animale
Le rapport de l’EFSA sur les contrôles officiels de résidus de médicaments vétérinaires révèle qu’en 2024 seulement 0,13 % des 493 664 échantillons analysés (animaux de rente et produits d’origine animale) par les États membres, l’Islande et la Norvège présentaient des non-conformités, soit 629 échantillons. Ces écarts concernaient 0,11 % des échantillons testés pour les substances interdites (groupe A). Parmi ces dernières, les stéroïdes notamment la nandrolone chez les bovins et porcins, le vert de malachite en aquaculture et le chloramphénicol chez les porcs et volailles, étaient à l’origine de la majorité des non-conformités. Pour les substances autorisées sous conditions (groupe B), 0,13 % des échantillons dépassaient les seuils réglementaires, notamment pour des antibiotiques comme la salinomycine ou la narasine. Globalement, ces résultats sont similaires à ceux de 2023, à l’exception d’une légère augmentation des non-conformités pour les agents antithyroïdiens, les stéroïdes et les colorants. Lien 1

Le BuSCA est diffusé sous licence   CC BY-NC-ND 4.0 cc by nc nd

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