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n°163 - 17 septembre 2026

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BuSCA
BuSCA n° 163 - 17/09/2026

Editorial

Le comité de rédaction du bulletin de veille sanitaire internationale de la Plateforme de surveillance de la chaîne alimentaire (SCA) vous présente l’actualité de la quinzaine passée dans le domaine. Bonne lecture ! 

Allergènes Biologique Chimique
Allergènes
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Étude
Europe, Anisakis spp., poissons
Anisakis spp représente une double menace pour la santé publique : d'une part par le risque d'infection zoonotique, et d'autre part par la persistance de protéines allergènes dans la chair du poisson. Dans une étude menée dans le golfe de Gascogne et dans le sud-est de l'Irlande entre 2023 et 2024, la présence de quatre marqueurs génétiques d’allergènes (Ani s 1, Ani s 4, Ani s 7 et Ani s 13) considérés comme majeurs ou thermostables, a été mesurée par PCR quantitative à partir de 160 échantillons de muscles de merlus (Merluccius merluccius). Les concentrations de transcrits allergéniques, normalisées par rapport à la masse de muscle analysée et exprimées en mg/kg de muscle, étaient significativement plus élevées en hiver que durant les autres saisons (p = 0,004). Parmi les marqueurs, Ani s 4 présentait les niveaux les plus élevés, avec des valeurs comprises entre 0,05 et 244 mg/kg. Aucune corrélation n'a été observée entre le taux de transcrits d'allergènes et la charge parasitaire. Certains allergènes, notamment Ani s 1, présentaient par ailleurs une distribution variant selon la région géographique. Lien 1
Biologique
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Étude
Pologne, Sarcocystis spp., sangliers
Dans une étude menée en Pologne au cours des saisons de chasse 2022–2024, des échantillons de muscles diaphragmatiques provenant de 241 sangliers ont été analysés afin de rechercher des séquences génétiques spécifiques des espèces Sarcocystis suihominis, susceptible d’entraîner des troubles intestinaux chez l’Homme et S. miescheriana. L’ADN spécifique de S. miescheriana a été détecté chez 216 animaux (90,0 %), huit (3,3 %) étaient également positifs pour S. suihominis. Parmi les 37 sarcocystes isolés, deux étaient positifs pour S. suihominis. Lien 1
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Étude
Irlande, Virus de l’hépatite E, viande de porc
Le Scientific Committee de la Food Safety Authority of Ireland (FSAI) a évalué le risque alimentaire associé au virus de l’hépatite E (VHE) chez le porc et dans les produits porcins. Le rapport souligne que le foie constituerait une matrice particulièrement importante pour l’exposition alimentaire. La prévalence de l’ARN du VHE dans le foie de porc collecté à l’abattoir a été évaluée à 1,3 % en Suisse, 2,8 % en France, 2,5 % au Royaume-Uni et 12,7 % aux Pays-Bas (au niveau des points de vente). Les auteurs concluent toutefois que les données irlandaises restent trop limitées et hétérogènes pour quantifier précisément la contribution de la filière porcine au risque d’infection humaine. Parmi les mesures de gestion proposées, l'importance du traitement thermique de la viande a été particulièrement soulignée. Lien 1
Chimique
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Étude
Égypte, éléments traces, poissons
Une étude a analysé des éléments traces métalliques dans 250 poissons de maquereaux, sardines et mulets à tête plate commercialisés à Mansoura, en Égypte, prélevés entre août 2023 et mars 2024 dans des commerces au détail. Les maquereaux étaient des produits congelés importés, principalement de Norvège et des Pays-Bas, alors que les autres poissons provenaient des pêcheries méditerranéennes égyptiennes. Les concentrations en Hg et As étaient significativement plus élevées chez le mulet à tête plate (Mugil cephalus), tandis que la concentration en Pb était la plus élevée chez la sardine (Sardinella aurita) avec 58 % (58/100) de non conformités. Les dépassements concernaient 12,4 % des 250 échantillons pour le Hg, 36,4 % pour l’As et 45,2 % pour le Pb, tandis qu’aucun dépassement n’était observé pour le Cd selon les limites maximales admissibles fixées par la FAO. Lien 1
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Étude
États-Unis, mycotoxines, alimentation infantile
Aux États-Unis, 118 aliments et ingrédients destinés ou couramment utilisés pour les enfants de 12 à 35 mois ont été achetés entre juin 2024 et octobre 2025 pour rechercher 34 mycotoxines réglementées et émergentes. Au moins une mycotoxine a été détectée dans 95 % (112/118) des produits et quantifiée dans 87 % (103/118), avec une moyenne de 3,7 mycotoxines par produit. La matrice la plus fréquemment contaminée était la farine de maïs, les 21 échantillons contenaient au moins trois mycotoxines, tous de l’AFB1, 71 % de l’AFB2 et 43 % dépassaient la teneur maximale fixée par la FDA (20 µg/kg) pour la somme des aflatoxines, avec un maximum atteignant 274 µg/kg d’aflatoxines combinées. Les céréales de petit-déjeuner présentaient les concentrations les plus élevées en beauvéricine, jusqu'à 190 µg/kg. Lien 1
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Étude
États-Unis, méthode de surveillance
La FDA a annoncé le lancement de l’interface TDSi (Total Diet Study Interface) permettant l’accès aux résultats des Études de l’alimentation totale notamment pour l’évaluation de l’exposition alimentaire. Lien 1 Cette interface propose des tableaux de bord permettant de visualiser et de télécharger les résultats analytiques à partir de 2018. Lien 2
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Étude
Allemagne, mycotoxines et toxines végétales, protéines végétales
Le BfR a analysé 60 échantillons de protéines végétales commercialisées en Allemagne pour rechercher 87 mycotoxines et 26 toxines végétales. Le gluten de blé était la matrice la plus contaminée en OTA dans 17/20 échantillons (85 %, jusqu’à 16,1 µg/kg), alcaloïdes de l’ergot dans 19/20 (95 %, 2,4 - 141 µg/kg), enniatine B dans 20/20 (100 %, jusqu’à 151 µg/kg) et alterperylénol dans 17/20 (85 %, avec une concentration maximale de 14,1 µg/kg). L’OTA était également fréquente dans les protéines de soja (16/20 ; 80 %, 0,70 - 4,5 µg/kg) et de pois (12/20 ; 60 %, 0,67–17 µg/kg) ; un échantillon de gluten dépassait la teneur maximale européenne, tandis qu’aucun dépassement n’était observé pour les alcaloïdes de l’ergot. La co-occurrence était particulièrement marquée dans le gluten, avec une médiane de 22 toxines et un maximum de 27 par échantillon, contre 5 et 9 pour le soja et 1 et 5 pour le pois. Lien 1
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Étude
Italie et Thaïlande, mycotoxines et alcaloïdes tropaniques, aliments à base de légumineuses
Une étude a évalué la présence de mycotoxines et d’alcaloïdes tropaniques dans 132 produits à base de légumineuses provenant d'Italie et de Thaïlande. Au total, 64 échantillons (50,7 %) étaient contaminés par au moins un composé. La prévalence la plus élevée a été observée dans les snacks (75 % en Italie et 63 % en Thaïlande), suivis des farines et des pâtes (48,5 % dans les deux pays), puis des légumineuses crues (43 % en Italie et 33 % en Thaïlande). Les produits italiens présentaient une plus forte fréquence de mycotoxines réglementées et d'alcaloïdes tropaniques, tandis que les produits thaïlandais étaient davantage contaminés par des mycotoxines émergentes, avec quelques épisodes de contamination à des niveaux élevés. Les concentrations maximales atteignaient 6 µg/kg d'aflatoxine B1 (AFB1) dans un échantillon d'arachides thaïlandaise et 3,8 µg/kg dans un snack italien. La concentration la plus élevée d'acide fusarique était de 418 µg/kg dans un échantillon de pois chiches thaïlandais. Enfin, la co-occurrence de plusieurs toxines était fréquente, contribuant potentiellement à une exposition alimentaire cumulative des consommateurs. Lien 1
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Étude
Croatie, PFAS, œufs
Une étude a analysé 424 échantillons d’œufs industriels et fermiers collectés en Croatie entre 2024 - 2025. Parmi les 30 composés PFAS analysés, 13 ont été quantifiés, le PFOS était le plus fréquent (10 % à 67,6 %), tandis que le PFNA et le PFDA ont été détectés dans 1,82 % à 43,2 % des échantillons selon le type d’œufs. Les œufs fermiers présentaient des concentrations significativement plus élevées de L-PFOS, Br-PFOS, ?PFOS, PFNA et la somme des 4PFAS règlementés par rapport aux autres types d'œufs (p = 0,0001). La valeur maximale pour la somme des 4PFAS règlementés (4,6 µg/kg) mesurée dans les œufs de poules élevées en bâtiments dépassait la TM de 1,7 µg/kg. Les œufs de poules élevées en cage affichaient les concentrations les plus faibles par rapport aux œufs biologiques, ceux de poules élevées en bâtiment ou fermiers. Les composés PFAS à chaîne courte (par exemple, PFBS ou PFHxA) n'ont pas été détectés. Lien 1
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Étude
Brésil, alcaloïdes de l'ergot et DON, blé et aliments pour bovins
Cette étude a évalué la présence d'alcaloïdes de l'ergot (AE) et de déoxynivalénol (DON) dans le blé et les aliments pour bovins. Au total, 92 échantillons de grains de blé et 79 échantillons d'aliments pour bovins provenant de différentes industries agroalimentaires brésiliennes ont été analysés entre janvier 2023 et mars 2025. Environ 78 % des échantillons de blé et 72 % des échantillons d'aliments pour bovins contenaient au moins un AE (ergocristine, ergocornine, ?-ergocryptine, ergotaminine et ergosine). L'ergosine était l'alcaloïde prédominant dans le blé, avec une concentration moyenne de 8,06 µg/kg. En revanche, l'ergotaminine était le principal contaminant dans les aliments pour bovins, avec une concentration moyenne de 2,37 µg/kg. Le DON présentait également des niveaux de contamination élevés, avec des concentrations moyennes de 1 913 µg/kg dans le blé et de 222, µg/kg dans l’alimentation bovine. En Europe, la Directive 2002/32/CE fixe en alimentation animale des teneurs maximales pour l’ergot du seigle mais la valeur établie concerne la pesée physique des sclérotes du champignon, non la quantité d’alcaloïdes présents. Aucune teneur réglementaire n’est établie pour le DON en alimentation animale. Lien 1

Le BuSCA est diffusé sous licence   CC BY-NC-ND 4.0 cc by nc nd

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