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BuSCA n°31 - 17/12/2020

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BuSCA
BuSCA n° 31 - 17/12/2020

Editorial

Ce bulletin est le dernier à paraître en 2020. Il s’accompagne d’un Point sur dans lequel le comité éditorial du BuSCA explique ses choix éditoriaux. Cette année si particulière marquera durablement nos vies professionnelles et personnelles. Nous vous souhaitons de belles fêtes de fin d’année et nous vous donnons rendez-vous le 7 janvier 2021.

Biologique Chimique
Biologique
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Évènement
Autriche et Allemagne (cas) et Danemark (cas et origine), Listeria monocytogenes, truite fumée
Trois cas de listériose survenus en novembre 2020 en Autriche ont été reliés, suite à la caractérisation de la souche, à 18 cas en Allemagne et un au Danemark. L’enquête épidémiologique a mis en cause un lot de truite fumée produit au Danemark. Lien 2 Listeria monocytogenes a été isolée dans la matrice à la concentration de 68 000 UFC/g. Lien 1
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Évènement
Irlande et Europe, Salmonella Enteritidis, Poulet
En Irlande, un épisode de neuf cas de salmonellose à Salmonella Enteritidis survenu entre février et septembre 2020 serait lié à la consommation de poulet. Deux des cas ont été contaminés à l’étranger.Lien 1
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Évènement
Royaume-Uni (cas) et Hongrie (origine), Listeria monocytogenes, maïs doux congelé
Une publication décrit en détail la partie britannique d’un épisode de 53 cas de listériose survenu dans six pays européens entre 2015 et 2018 et lié à la consommation de maïs doux congelé produit en Hongrie. Les souches de Listeria ont été caractérisées par séquençage de génome entier (WGS). Douze cas ont été détectés au Royaume-Uni. Listeria monocytogenes a été isolée dans 31 des 70 échantillons de maïs prélevés dans les locaux du distributeur. La souche en cause a également été identifiée dans l’environnement de production et chez un fabricant de sandwichs utilisant cet ingrédient. Les produits étaient consommés sans cuisson après décongélation.Lien 1
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Bilan
France, syndrome hémolytique et urémique
Santé publique France a publié le 03/12 un bilan de la surveillance du syndrome hémolytique et urémique (SHU) en France. En 2019, 168 cas ont été notifiés. Le taux d’incidence annuelle des SHU était de 1,46 cas/100 000 personnes chez les enfants de moins de 15 ans et 5,78 cas/100 000 chez les enfants de moins de 3 ans. Ces taux d’incidence sont les plus élevés depuis la mise en place de la surveillance des SHU en 1996. Ceci s’explique en partie par la survenue au printemps d’une épidémie d’infections à Escherichia coli producteur de shigatoxines (STEC) O26, liée à la consommation de fromages au lait cru. Lien 1
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Bilan
Norvège, dangers biologiques, salades et herbes aromatiques
Mattilsynet, l’agence norvégienne pour la sécurité sanitaire des aliments, a publié le bilan de son plan de contrôle des dangers biologiques dans les salades et les herbes aromatiques, pour les années 2017 à 2019. Cinq cent quatre-vingts échantillons ont été prélevés. Les dangers recherchés étaient E. coli, Salmonella, Cryptosporidium, le virus de l’hépatite A et norovirus. Treize échantillons contenaient des concentrations d'E. coli très élevées, ce qui a conduit à leur retrait du marché ; dix de ces échantillons étaient des herbes aromatiques importées d'Asie du Sud-Est.Lien 1
Chimique
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Étude
Europe, mycotoxines, alimentation animale
Une enquête réalisée en 2020 en Europe, par un industriel, a estimé la contamination par des mycotoxines des récoltes estivales à partir de 176 échantillons de diverses céréales. Cinquante-quatre mycotoxines ont été recherchées. Quatre-vingt-quatorze pourcent des échantillons se sont avérés contaminés par au moins deux mycotoxines Les fumonisines et les trichothécènes de type B, lesquelles incluent le deoxynivalenol (DON), sont les mycotoxines les plus souvent détectées. Un autre industriel a publié des résultats sur 110 échantillons de blés polonais. Le deoxynivalenol (DON) est la mycotoxine la plus préoccupante dans cette étude : il a été détecté dans 71 % des échantillons à une concentration moyenne de 1 102 µg/kg (max= 9 800 µg/kg). Lien 1 Lien 2
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Étude
Thaïlande, pesticides, fruits et légumes
Le réseau d'alerte aux pesticides en Thaïlande (Thai-PAN), qui rassemble des universitaires et des organisations agricoles et de la protection des consommateurs, publie les résultats d’une enquête menée en 2020 sur les résidus de pesticides dans les fruits et légumes. Des analyses ont été réalisées à partir de 509 échantillons. En s’appuyant sur les limites maximales des résidus (LMR) de pesticides établies par le Codex alimentarius et l'Administration américaine des denrées alimentaires et des médicaments (FDA), l’enquête a mis en évidence un dépassement de la LMR, pour un ou plusieurs résidus, dans 59 % des échantillons. Lien 2. A titre d’exemple, pour les 16 piments rouges testés: 58 substances ont été détectées (dont deux interdites); la LMR était dépassée pour au moins un résidu dans 14 échantillons; le novaluron était le contaminant dépassant le plus souvent la LMR (8/16). Parmi les résidus les plus fréquemment retrouvés figurent des substances interdites en Europe, comme le carbendazim. Lien 1
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Étude
Europe, métaux, aliments d’origine végétale
L’Efsa publie une revue sur la toxicité potentielle des dix-sept éléments “terres rares”, ainsi que le thallium et le tellurium, dans les aliments. Ces éléments sont de plus en plus utilisés dans l’industrie et sont susceptibles de s’accumuler dans les aliments d’origine végétale, en particulier les légumes, les céréales et les pommes de terre. Le tellurium peut se concentrer dans l’oignon et l’ail et a été également détecté dans des d'aliments pour bébés. Des arguments sont en faveur d’une toxicité de ces éléments mais cette revue met en lumière la nécessité de mener des études toxicologiques et de collecter des données sur leur occurrence dans l’alimentation. Lien 1

Le BuSCA est diffusé sous licence   CC BY-NC-ND 4.0 cc by nc nd

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