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BuSCA n°30 - 03/12/2020

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BuSCA
BuSCA n° 30 - 03/12/2020

Editorial

Chers lecteurs, ce trentième BuSCA rend particulièrement compte du périmètre de la veille sanitaire internationale réalisée par la Plateforme SCA ; il relate des événements sanitaires, bilans et études concernant des contaminants biologiques et chimiques de l’alimentation humaine et de l’alimentation animale, en France et dans le monde. Un prochain Point sur vous présentera de manière détaillée notre processus de sélection.

Biologique Biologique et Chimique Chimique
Biologique
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Évènement
France, Salmonella Bovismorbificans, saucisses sèches
En France, 31 cas de salmonellose à Salmonella Bovismorbificans ont été détectés par le CNR depuis octobre. SpF et la DGAL ont investigué cet évènement. Les dates de début des symptômes allaient du 22/09 au 10/11/20. Sept patients ont été hospitalisés. La quasi-totalité des cas avait consommé de la saucisse sèche de porc d'une même marque. Après identification de l’établissement de fabrication, un retrait-rappel de plusieurs lots de saucisses sèches a eu lieu le 13/11/20, complété le 16/11/20 par un retrait-rappel de rosette tranchée et de sandwichs en contenant.Lien 1
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Étude
USA, maladies transmissibles par les aliments, investigations
Les autorités américaines (FDA) publient chaque semaine depuis mi-novembre un tableau de suivi des évènements de sécurité sanitaire des aliments en cours d’investigation. Jusqu’à présent une communication était effectuée uniquement quand les informations disponibles permettaient aux consommateurs de prendre des mesures concrètes (rappel, exclusion de certains produits…). Les évènements concernés sont ceux touchant plusieurs États. Un bilan de cette mesure sera fait dans six mois.Lien 1
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Étude
France, dangers biologiques
Un groupe de travail coordonné par l’Anses a évalué le fardeau des maladies d'origine alimentaire en France et estimé la contribution des aliments et des pratiques de consommation à ce fardeau. Campylobacter spp. et Salmonella non-typhi constituent environ 60 % du fardeau estimé. Pour les matrices, les viandes contribuent à au moins 50 % du fardeau. Une application stricte des bonnes pratiques d’hygiène au stade final de préparation des aliments permettrait de diminuer de plus de deux tiers ce fardeau.Lien 1
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Étude
USA, Salmonella spp. et Escherichia coli, aliments du bétail
Aux USA, deux études récentes se penchent sur la présence de dangers biologiques dans les aliments du bétail et leurs usines de production. Dans une première étude, Salmonella spp. et Escherichia coli ont été détectés sur des prélèvements d’environnement et d’aliments. Lien 2 La seconde étude était centrée sur la recherche de Salmonella dans des échantillons d’aliment et les sérovars déterminés par CRISPR. Les sérogroupes O:4 et O:7 étaient surreprésentés et les auteurs suggèrent qu’ils pourraient être adaptés aux faibles taux d’humidité des matrices concernées.Lien 1
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Étude
Royaume-Uni, STEC, viande de bœuf congelée
Une étude anglaise décrit en détail l’enquête réalisée pour élucider une série de 12 cas groupés d’infection à Escherichia coli producteurs de shigatoxines (STEC) survenus en 2017. Grâce à l’utilisation du séquençage du génome entier (WGS) et l’analyse des données des quatre premiers cas l’alerte avait pu être lancée un mois après le quatrième cas. La source était du steak haché congelé de bœuf. La durée de vie de ce produit étant longue, un rappel a pu être effectué et a probablement évité de nouveaux cas. Les auteurs soulignent que sans le WGS ce rappel n’aurait pas été effectué aussi rapidement.Lien 1
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Bilan
Europe, encéphalopathies spongiformes transmissibles, surveillance
L’Efsa a publié son rapport sur la surveillance des encéphalopathies spongiformes en 2019. Pour les bovins, 1,2 millions de tests ont été réalisés et sept cas, tous d’encéphalopathie atypique, ont été détectés (dont quatre en France). Environ 0,5 million de tests ont été effectués pour les ovins et caprins et 997 cas de tremblante ont été détectés. Une surveillance des cervidés est également effectuée dans six états membres d’Europe du Nord et de l’Est.Lien 1
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Bilan
Pays-Bas, maladies transmissibles par les aliments
Le RIVM (agence néerlandaise) a publié son bilan des zoonoses pour l’année 2019. Ce rapport détaille, entre autres, les résultats des programmes de surveillance des dangers biologiques transmissibles par les aliments aux différents maillons de la chaîne (élevages, aliments, cas humains).Lien 1
Biologique et Chimique
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Bilan
France, plans de surveillance et de contrôle
La DGAL a mis en ligne le 16 novembre le bilan de la campagne 2019 des plans de surveillance et des plans de contrôle (PSPC). Dix-sept plans ont été mis en œuvre, répartis sur toutes les filières et aux différentes étapes de la chaîne alimentaire. Ils concernent des dangers chimiques, biologiques et physiques (radionucléides). Sur l’ensemble des 68 549 prélèvements effectués, 515 (0,8 %) se sont avérés non-conformes.Lien 1
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Bilan
Allemagne, zoonoses et contaminants
Les autorités allemandes (BVL) ont récemment publié deux bilans concernant l’année 2019. Le rapport sur les plans de surveillance et de contrôle met en avant la présence de résidus de désinfectants sur les poissons (pangasius du Vietnam), associée à un risque sanitaire aigu pour 10 % d’entre eux, et de contaminants biologiques dans la viande de porc hachée crue ; des STEC et salmonelles ont été détectés dans respectivement 7,4 et 1,9 % des échantillons de cette matrice. Lien 2 Dans le second rapport, sur les zoonoses, l’accent est mis sur les risques liés à la consommation de lait cru. Dans le lait de tank, Campylobacter a été détecté dans 2,5 % des échantillons testés, des E. coli producteurs de shigatoxines (STEC) dans 5 % des échantillons et des bactéries multi-résistantes aux antibiotiques dans 10 % des échantillons.Lien 1
Chimique
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Évènement
France, aflatoxine B1, riz basmati
Le 19/10/2020, le Centre antipoison (CAP) de Toulouse a signalé à l’Anses quatre appels de personnes ayant présenté des troubles digestifs suite à la consommation de riz basmati contaminé par des aflatoxines B1. Ce produit faisait l’objet d’un rappel depuis le 15/10. La contamination avait été détectée lors d’un autocontrôle, et dépassait très faiblement les limites maximales réglementaires. Au 30/11, 128 personnes ayant consommé ce riz avaient appelé un CAP, dont 27 (21%) présentaient des symptômes. Vingt personnes ont présenté des signes digestifs mineurs. Six autres personnes, dont cinq membres d’une famille, ont présenté une diarrhée persistant quelques jours. Source Anses. Lien 1
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Étude
Pologne, éléments traces métalliques, champignons
Dans une forêt de Haute-Silésie, région industrielle de Pologne, une étude a montré une forte relation entre la proximité d’une fonderie de zinc et la concentration des champignons sauvage en zinc (Zn), plomb (Pb) et cadmium (Cd). Plusieurs espèces de bolets, russules et lactaires ont été analysées. Les bolets bais étaient les champignons les plus représentés et aussi ceux ayant la plus forte capacité de bioconcentration du cadmium. Pour cette espèce, les concentrations en Pb et en Cd étaient particulièrement élevées : 12 mg/kg en moyenne pour le Pb (1 à 102 mg/kg) et 27 mg / kg en moyenne pour le Cd (8 à 84 mg/kg). En Europe, la teneur maximale autorisée en Cd dans les champignons est de 1 mg/kg Lien 2. A titre indicatif, d’après Eurostat, en 2019, 33 tonnes de cèpes ont été importées en France en provenance de Pologne. Lien 1
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Étude
Pakistan, patuline, fruits
Au Pakistan, la teneur des pommes, raisins et produits dérivés en patuline (PAT), une mycotoxine, a été évaluée. Les 381 échantillons ont été prélevés au stade de la distribution. Environ un quart de ces produits présentaient des teneurs en PAT supérieures à la limite réglementaire établie par le Codex Alimentarius et la Commission Européenne pour les jus de fruits (50 µg/kg). La même proportion de produits non conformes avait été estimée par la même équipe pour les mangues et les oranges (Cf. BuSCA n°9). Lien 1
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Étude
Italie, acrylamide, produits de boulangerie
En Italie, une étude incluant 200 échantillons a évalué les teneurs en acrylamide de différentes sortes de pains et de pâtisseries. Dans les pains les concentrations mesurées allaient de 31 à 454 µg/kg et dans les pâtisseries de 204 à 400 µg/kg. Plus de la moitié des pains et de certaines catégories de pâtisseries dépassaient les teneurs de référence proposées par la Commission Européenne. Les auteurs ont évalué l’exposition de la population italienne et concluent que le risque neurotoxique est négligeable. Cependant, le risque génotoxique ne peut être écarté car la marge d’exposition est faible. Lien 1
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Étude
Italie, éléments traces métalliques, fruits de mer
En Italie, les concentrations de Cadmium (Cd), Plomb (Pb) et Mercure (Hg) des fruits de mer ont été évaluées. Les données (2 207 résultats analytiques entre 2017 et 2019) ont été extraites de la base de données de la plateforme pour la sécurité des aliments du ministère de la santé. Les analyses portaient sur des bivalves, des gastéropodes et des échinodermes (oursins). Seuls six échantillons ont dépassé les seuils définis par la réglementation européenne : cinq pour le Cd et un pour le Hg, indiquant globalement un très faible taux de non-conformités. Lien 1
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Avis
France, nanomatériaux
Depuis 2013, en France, la déclaration des nanomatériaux est obligatoire pour les fabricants, importateurs et distributeurs de plus de 100 grammes par an de substances à l'état nanoparticulaire (dispositif R-nano). L’Anses a publié le premier décembre une évaluation de ce dispositif. En huit ans, 52 000 déclarations ont été effectuées et cela représente 400 000 t de nanomatériaux par an. Cependant, la qualité médiocre des données transmises rend difficile leur exploitation fine notamment en matière d’évaluation des risques. Le dispositif devrait être amélioré et l’accès aux données par des acteurs de santé publique facilité. Lien 1

Le BuSCA est diffusé sous licence   CC BY-NC-ND 4.0 cc by nc nd

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