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BuSCA n°166 - 29 octobre 2026

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BuSCA
BuSCA n° 166 - 29/10/2026

Editorial

Le comité de rédaction du bulletin de veille sanitaire internationale de la Plateforme de surveillance de la chaîne alimentaire (SCA) vous présente l’actualité de la quinzaine passée dans le domaine. Bonne lecture ! 

Biologique Chimique
Biologique
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Bilan
Suisse, rappels, denrées alimentaires
En 2025, l’OSAV en Suisse a émis 66 rappels et 25 mises en garde publiques concernant des denrées alimentaires distribuées en Suisse. Ces communiqués concernaient des allergènes non déclarés (n=20), la contamination par des micro-organismes pathogènes (19), la présence de résidus de pesticides (13), de corps étrangers (11), de mycotoxines (4) ou d’autres toxines naturelles (7). Les fines herbes et épices (20), suivies des céréales et produits céréaliers (13) puis de produits laitiers (11) figuraient parmi les catégories alimentaires les plus fréquemment concernées. Lien 1
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Bilan
France, TIAC, surveillance
En 2024, Santé Publique France a recensé 2 096 TIAC affectant 20 045 personnes. Ces TIAC sont survenues pour 48 % d’entre-elles dans des restaurants commerciaux et pour 26 % au cours de repas familiaux. Pour 20 % de ces TIAC, l’agent pathogène responsable a pu être identifié, principalement Salmonella spp. (n = 176), Campylobacter spp. (n = 56) ou des virus entériques (n = 50). Les principaux aliments suspectés étaient les viandes (hors volailles) (13 %), viandes de volailles (11 %), denrées d’origine végétale (10 %), mollusques bivalves (8 %), œufs et ovoproduits (6 %). Pour 21 % des TIAC, les aliments suspectés étaient constitués de plusieurs ingrédients, ne permettant pas d’identifier l’origine exacte de la contamination. Le nombre de TIAC signalées en 2024 figure parmi les plus élevés depuis la mise en place de la déclaration obligatoire (1987) ; SpF l’explique en partie par la mise en place du site SignalConso qui facilite le signalement des TIAC par les consommateurs eux-mêmes. Lien 1
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Étude
Italie, Listeria monocytogenes, viandes et produits carnés
En Italie, l’Institut zooprophylactique expérimental de Lombardie et d’Émilie-Romagne (IZSLER) a constitué une base de données de plus de 25 700 résultats issus de la surveillance officielle et non officielle de Listeria monocytogenes dans les viandes et produits carnés, couvrant la période 2020-2025. La proportion d’échantillons contaminés était la plus élevée pour les viandes préparées (22,2 %, 344/1210), suivies des viandes fraîches (11,7 %, 406/3073), et la plus faible pour les produits à base de viande (6,9 %,1412/19179). Parmi cette dernière catégorie, des niveaux de contamination particulièrement élevés étaient observés dans les produits porcins pré-cuits, tels que les wurstel et boulettes de viande (19,2 %) ainsi que les produits fermentés comme le salami (14,2 %). Cependant, les auteurs jugent davantage préoccupants pour la santé du consommateur les produits cuits prêts à consommer (exemple : jambon cuit, mortadelle), moins contaminés mais favorables à la multiplication de Listeria en cas de recontamination après le process de cuisson. Lien 1
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Étude
Europe, Salmonella Blockey, tomates
En août 2024, le LNR Salmonella au Royaume-Uni a signalé un nombre inhabituel de cas d’intoxication à Salmonella Blockey ST52 chez des patients n’ayant pas voyagé, alors que ce sérovar était jusqu’alors majoritairement associé à des cas revenant de l’étranger. Au total, 215 cas ont été recensés en Europe (12 au Royaume-Uni, 56 en France, 30 en Allemagne), ainsi qu’un cas aux États-Unis, ce dernier ayant cependant séjourné au Royaume-Uni. Les enquêtes ont révélé que 27 des 29 cas interrogés au Royaume-Uni avaient consommé des tomates avant l’apparition des symptômes. Les investigations de traçabilité ont ensuite permis à la FSA d’identifier des tomates en provenance du Maroc comme source probable de l’épidémie. Cependant, la souche épidémique n’a pas été détectée dans les lots analysés. Lien 1
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Évènement
Royaume-Uni, Salmonella Enteritidis, œufs de poule
Au Royaume-Uni, la FSA a émis un avis de retrait-rappel le 10 octobre dernier concernant des œufs de poule crus en provenance d’Ukraine, majoritairement destinés à la restauration mais aussi distribués dans certains petits commerces. Ce retrait-rappel fait suite à la détection d’une souche de Salmonella Enteritidis dans des œufs en provenance d’un même établissement ukrainien, laquelle a été reliée génétiquement à 36 cas d’infections déclarés cette année au Royaume-Uni. Lien 1
Chimique
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Étude
Monde, résidus de pesticides, dattes
Une revue systématique de la littérature a identifié sept articles publiés entre 2000 et 2024 sur les résidus de pesticides dans des dattes prélevées en Égypte, en Arabie saoudite, au Pakistan, en Iran et aux Émirats arabes unis. Des dépassements ponctuels des LMR fixées soit par la Commission européenne soit par le Codex Alimentarius ont été rapportés pour toutes les classes de pesticides analysées : organochlorés, carbamates, pyréthrinoïdes, néonicotinoïdes et herbicides. En Égypte, le malathion était le plus fréquemment détecté, avec 8 % des échantillons (21/257) au-dessus des LMR. Aux Émirats arabes unis, une étude a relevé une proportion élevée d’échantillons (43 %, 23/50) présentant des concentrations en carbosulfan supérieures à la LMR de 0,01 mg/kg, retenue par les auteurs en référence aux normes européennes et au Codex Alimentarius. Lien 1
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Étude
Chine, chlorméquat, arachides
Le chlorméquat est un régulateur de croissance végétale, utilisé sur les arachides pour optimiser le rendement et faciliter la récolte. En Chine, une équipe de recherche a analysé les concentrations en chlorméquat de 68 échantillons d’arachides conditionnées, prélevées entre 2022 et 2023 dans les principales régions productrices. Près de 44 % des échantillons dépassaient la LMR établie en Chine (0,2 mg/kg), avec une concentration maximale mesurée à 0,73 mg/kg. La LMR applicable dans l’Union européenne est 20 fois plus faible (0,01 mg/kg). Lien 1
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Étude
Europe, ciguatoxines, surveillance
Deux études récentes ont été réalisées dans le cadre du projet européen EuroCigua II, ciblant la ciguatera, une intoxication alimentaire identifiée par l’EFSA comme un risque émergent en raison du changement climatique. La première étude documente dix foyers de ciguatera recensés en Europe entre 2020 et 2025 : huit foyers aux Canaries (32 cas), liés à des poissons capturés localement, et deux foyers aux Pays-Bas et en Allemagne (8 cas), liés à des spécimens de Lutjanus bohar importés d’Inde. Sept des huit foyers canariens impliquaient la pêche récréative, le dernier un poisson acheté en supermarché. Lien 1 La seconde étude montre une augmentation de la détection de composés de type ciguatoxines (CTX) chez des poissons pêchés aux Canaries entre 2023 et 2024 : 32 spécimens positifs en 2023 contre 54 en 2024, dont six échantillons de muscle et huit de foie dépassant la valeur indicative de 0,01 ng d’équivalent CTX1B/g. Lien 2
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Étude
Espagne, PCB et pesticides organochlorés, moules d’élevage
En Espagne, une étude a comparé les concentrations de dix congénères de PCB et de sept pesticides organochlorés dans des moules d’élevage (n=336) prélevées sur les côtes de Galice entre 2012 et 2022. Les concentrations moyennes pour la somme des PCB oscillaient entre 2,52 et 48,9 ng/g de matière sèche selon les zones de prélèvement. Après application d’un facteur de conversion pour obtenir des concentrations exprimées en poids humide, aucun échantillon ne dépassait les teneurs maximales réglementaires. Les concentrations les plus élevées coïncidaient avec la proximité de zones fortement urbanisées et industrialisées, le profil des congénères traduisait une contamination ancienne. Les résidus de pesticides organochlorés étaient détectés à des concentrations faibles et résultaient eux aussi d’une contamination historique (présence de métabolites du DDT). Lien 1
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Étude
Royaume-Uni, dioxines et PCB, œufs
Dans une étude menée au Royaume-Uni, la présence de dioxines, de PCB et de PBDE a été recherchée dans 104 échantillons d’œufs prélevés en commerce de détail, issus de 11 espèces aviaires autres que la poule, dont 70 œufs de canard. Les contaminants recherchés ont été détectés chez toutes les espèces. Les œufs de canard et de caille, élevés surtout en bâtiment, étaient moins contaminés que ceux des autres espèces (autruche, nandou, émeu…), qui ont accès au sol, une alimentation moins contrôlée et pondent moins régulièrement, trois facteurs susceptibles de favoriser l’accumulation des contaminants. Chez le canard et la caille, le TEQ (équivalent toxique) des dioxines et furanes bromés (PBDD/F), non réglementés, dépassait celui des dioxines et PCB chlorés dans environ 29 % des œufs, presque toujours dans des échantillons peu contaminés par ces derniers. Les auteurs jugent donc que se limiter aux composés réglementés peut conduire à sous-estimer l’exposition aux dioxines et PCB. Lien 1
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Étude
Pays-Bas, mycotoxines, Étude de l’Alimentation Totale
Aux Pays-Bas, une Étude de l’Alimentation Totale menée en 2022 a évalué l’exposition des enfants de 3 à 11 ans à un panel de 42 mycotoxines. Sur 195 échantillons composites analysés, 99 échantillons étaient contaminés par 1 à 22 mycotoxines. Les plus fréquemment quantifiées étaient la zéaralénone (n = 55), l’enniatine B et l’ochratoxine A (n = 46 chacune), le déoxynivalénol (n = 42), l’enniatine B1 (n = 38), la toxine HT-2 (n = 34), la beauvéricine (n = 31) et l’éther monométhylique d’alternariol (AME, n = 18). Pour les aflatoxines, l’alternariol, l’AME, l’ochratoxine A et la somme des toxines T-2 et HT-2, une préoccupation pour la santé ne peut être exclue pour les plus forts consommateurs. Les aliments contribuant le plus à l’exposition à ces mycotoxines étaient le pain, les céréales du petit-déjeuner, le chocolat, les jus de fruits, les huiles et matières grasses, les fruits à coque, ainsi que les tomates et produits dérivés. Lien 1
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Étude
Belgique, éléments traces métalliques, additifs
Dans une étude menée en Belgique, 17 additifs alimentaires ont été soumis à des analyses d’éléments traces métalliques. Les échantillons (n=104) étaient issus de contrôles officiels (43 %) ou collectés auprès de détaillants (21 %), de distributeurs en ligne spécialisés (30 %) ou directement auprès d’associations de fabricants (6 %). Les concentrations médianes en mercure étaient faibles, proches de la limite de quantification (0,6 µg/kg), alors que les médianes atteignaient jusqu’à 110 µg/kg pour le cadmium dans le carraghénane (E407), 474 µg/kg pour l’Arsenic dans l’alginate de sodium (E401) et 1 159 µg/kg pour le plomb dans le chlorure de calcium (E509). Un échantillon de chlorure de calcium (2 252 µg/kg) dépassait la limite maximale de 2 000 µg/kg de plomb fixée par le règlement (UE) n° 231/2012. Selon les auteurs, les additifs alimentaires pourraient contribuer à hauteur de 18 % à l’exposition alimentaire moyenne au plomb (Pb) chez l’adulte. Lien 1

Le BuSCA est diffusé sous licence   CC BY-NC-ND 4.0 cc by nc nd

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