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BuSCA n°154 - 17/04/2026

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BuSCA
BuSCA n° 154 - 17/04/2026

Editorial

Le comité de rédaction du bulletin de veille sanitaire internationale de la Plateforme de surveillance de la chaîne alimentaire (SCA) vous présente l’actualité de la quinzaine passée dans le domaine de la surveillance sanitaire des aliments. Bonne lecture ! 

Allergènes Biologique Chimique Physique
Allergènes
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Étude
France, allergènes, litchis
En France, le réseau d’Allergo-Vigilance a enregistré 14 cas d’anaphylaxies sévères en réaction à la consommation de litchi entre 2002 et 2025. Si les cas restent rares, ils ont conduit à une hospitalisation pour 71 % des patients, lesquels étaient généralement âgés de moins de 30 ans. La réaction allergique a été déclenchée par l’ingestion de litchis crus dans la majorité des cas sauf un cas lié à la consommation d’un yaourt aux litchis. Dix des patients concernés présentaient également une allergie au pollen (herbacées, graminées et bétulacées). Lien 1
Biologique
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Évènement
Italie, virus de l’hépatite A, fruits de mer
En Italie, une hausse des cas d’hépatite A liés à la consommation de fruits de mer est observée depuis le début de l’année 2026 avec 262 cas signalés aux autorités sanitaires, dont 160 cas pour le seul mois de mars. Ces derniers sont principalement enregistrés dans les régions du Latium, de la Campanie et des Pouilles. Une enquête est en cours afin de déterminer si les fruits de mer incriminés, en particulier des moules provenant de Bacoli (Naples), ont été mélangées à des lots contaminés importés de l’étranger. Lien 1
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Évènement
États-Unis, Escherichia coli O157:H7, cheddars au lait cru
Aux États-Unis, les autorités sanitaires enquêtent sur neuf cas d’intoxication à Escherichia coli O157:H7 - dont un cas ayant développé un SHU -, survenus dans trois États entre septembre 2025 et avril 2026. Les personnes malades ont déclaré avoir consommé du cheddar au lait cru d’un même fabriquant, lequel a initié un retrait rappel le 2 avril. Lien 1
Chimique
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Étude
France, résidus de pesticides, eaux de distribution
En 2022, la base de données SISE-Eaux, qui recense les analyses des eaux de distribution en France métropolitaine, comptait plus de 6 millions de résultats concernant les résidus de pesticides. Au total, 1,1 % de ces valeurs étaient supérieures aux limites de quantification, tandis que 0,1 % excédaient les seuils réglementaires autorisés. Les Hauts-de-France (1,1 %), suivis de la Normandie et du Grand-Est (0,2 %), étaient les régions les plus touchées par ces dépassements. Ainsi, environ 20 % de la population métropolitaine aurait été exposée au moins une fois à une eau non conforme vis-à-vis des résidus de pesticides, en 2022. Ces données ont été croisées avec les habitudes de consommation d’eau du robinet déclarées cette même année par un échantillon de la cohorte NutriNet-Santé (17 833 participants). Six profils d’exposition ont ainsi pu être déterminés en se focalisant sur les 27 substances les plus fréquentes. Les participants présentaient en majorité une exposition faible (71,4 %) ou modérée (16,8 %), tandis que 6,7 % n’étaient exposés à aucune substance quantifiable. Certains groupes se distinguaient cependant par une exposition plus marquée aux triazines et au flufénacet (3,5 %), notamment en Normandie et dans les Hauts-de-France, ou aux métolachlor, à l’acétochlore et à l’alachlore (1,4 %), particulièrement en Bretagne. Enfin, un dernier groupe (0,1 %), associé aux régions Grand-Est et Auvergne-Rhône-Alpes, affichait les niveaux d’exposition les plus élevés, notamment aux chloroacétamides. Lien 1
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Étude
Allemagne, PFAS, viandes de sanglier
Une étude menée en Allemagne rapporte l’analyse de 266 échantillons de sanglier (152 viandes, 114 foies) collectés principalement en 2023. Les concentrations médianes pour la somme des quatre PFAS réglementés (Règlement UE 2023/915) atteignaient 1,24 µg/kg dans la viande et 339 µg/kg dans le foie. La totalité des échantillons de foies et 12,5 % des viandes dépassaient les seuils réglementaires européens établis respectivement à 50 µg/kg et 9,0 µg/kg. Les profils de contamination étaient majoritairement dominés par le PFOS. Néanmoins, les échantillons de viandes et de foies présentant les niveaux de contamination les plus élevés, se caractérisaient par des concentrations en PFOA significativement accrues. Celles-ci ont pu être attribuées à des émissions historiques de PFOA en Bavière, à proximité d’un parc chimique où cette molécule était produite jusqu’en 2003. Lien 1
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Étude
Italie, mycotoxines, céréales et produits céréaliers
En Italie, 402 échantillons de céréales et produits céréaliers ont été collectés dans le cadre des contrôles officiels menés entre 2013 et 2023 pour l’analyse des aflatoxines (AF), zéaralénone (ZEN) et ochratoxine A (OTA). Au moins une de ces mycotoxines était détectée dans 15 % des échantillons (62/402) et 6,5 % (26/402) présentaient des concentrations supérieures aux limites de quantification. Le maïs et la farine de maïs étaient les catégories les plus fréquemment contaminées, notamment par les AF (19/90, 23 %). Concernant les autres céréales et produits céréaliers, seuls un échantillon de blé, un échantillon de farine de blé et deux échantillons de soupe instantanée contenant des céréales étaient contaminés. Prêt de 4 % des échantillons dépassaient les teneurs réglementaires établies en Europe avec des concentrations maximales observées dans le maïs pouvant atteindre 110 µg/kg pour l’AFB1 et 285 µg/kg pour l’OTA. Au cours de la période étudiée, ces mycotoxines n’ont jamais été quantifiées dans le riz (n=15), l’épeautre (n=14), l’orge (n=11) ou les produits destinés à l’alimentation infantile (n=31). Lien 1
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Étude
Espagne, bisphénols, mollusques bivalves
Les rías galiciennes, qui sont des baies estuariennes situées en Galice (Espagne), reçoivent des apports fluviaux pouvant constituer des sources de pollution. En 2022, 58 échantillons de mollusques bivalves (moules sauvages, moules d’élevage et coques) y ont été prélevés pour évaluer leur contamination par neuf bisphénols. Tous les échantillons étaient contaminés. Les moules sauvages, qui subissent une exposition plus directe aux polluants côtiers, présentaient des concentrations en bisphénols totaux bien plus élevées (de 20 à 19 867 µg/kg en poids sec) que les moules d’élevage (de 192 à 4 633 µg/kg). Parmi ces composés, le BPA affichait les concentrations moyennes les plus fortes, atteignant 2 059 µg/kg dans les moules sauvages. Ces niveaux dépassaient largement ceux observés dans d’autres études européennes, à l’exception de zones très urbanisées comme Majorque. Pour les coques, les concentrations en bisphénols variaient entre 1,20 et 304 µg/kg, et le BPA y atteignait également la concentration moyenne la plus élevée (85,7 µg/kg). Lien 1
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Étude
Brésil, HAP, poissons
Au Brésil, 180 spécimens appartenant à des espèces de poissons d’importance commerciale ont été prélevés entre septembre et octobre 2021 dans la zone côtière de l’État du Ceará, affectée par une marée noire en 2019. Les 21 HAP mesurés dans la chair des poissons présentaient des concentrations totales comprises entre 152 µg/kg et 564 µg/kg (poids humide), selon le site de collecte, avec une dominance du naphtalène (jusqu’à 508 µg/kg). Ces gammes de concentrations étaient cohérentes avec celles d’autres études portant sur des zones affectées par la marée noire. Elles demeurent plus faibles que des scénarios de contamination extrêmes rapportés par exemple dans des lagunes à proximité de raffineries (jusqu’à 8 156 µg/kg mesurés dans des crevettes). Selon les auteurs, le risque estimé pour la santé humaine lié à la consommation de poissons de cette zone côtière semble faible mais une surveillance continue reste recommandée. Lien 1
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Étude
Monde, ochratoxine A, fruits secs
Une revue systématique de la littérature a permis de rassembler 30 études (1999-2024) sur la présence d’ochratoxine A dans les fruits secs, dont dix réalisées en Turquie et six en Iran. Les raisins secs — en particulier les raisins de Corinthe et les raisins sultanines — étaient les matrices les plus étudiées. Au total, plus de 4 000 échantillons ont été analysés, parmi lesquels 63 % présentaient une contamination par l’OTA. Les pommes séchées affichaient les concentrations moyennes les plus élevées (9,61 µg/kg, n=5), les dattes les niveaux les plus faibles (0,58 µg/kg, n=167). Concernant le dépassement des limites réglementaires européennes (fixées à 8 µg/kg pour les raisins secs et figues séchées et 2 µg/kg pour les autres fruits secs), les proportions observées étaient de 100 % pour les pommes (5/5), 61 % pour les abricots (83/137), 46 % pour les prunes (12/26), 25 % pour les mûres (7/28), 12 % pour les figues (60/504), 11 % pour les dattes (17/167) et 5 % pour les produits de la vigne (173/3 242). Des concentrations moyennes particulièrement élevées ont été relevées dans deux études menées en Grèce (47,2 µg/kg) et en Iran (50,2 µg/kg) sur des raisins secs, en 2014. Lien 1
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Étude
Monde, hydrocarbures d’huiles minérales, huiles d’olive
La contamination des huiles d’olives par les hydrocarbures d’huiles minérales (MOSH/MOAH) peut survenir à différents points de la chaîne d’approvisionnement : contacts accidentels avec des lubrifiants et graisses utilisés pour les machines lors de la récolte, contenants employés pour le transport, solvants d’extraction, contamination croisée pendant le stockage ou encore revêtements des emballages. Les concentrations rapportées dans la littérature sont généralement dix fois plus élevées dans les huiles de grignons d’olives (obtenues à partir des résidus solides après la première extraction de l’huile) que dans les huiles d’olives vierges et extra-vierges. Par exemple, des études postérieures à 2019 indiquent des concentrations moyennes en MOSH comprises entre 8,6 et 19 mg/kg, et en MOAH comprises entre 1,7 et 3,4 mg/kg pour les huiles vierges, selon leur origine géographique. Dans les huiles de grignons d’olive, qu’elles soient brutes ou raffinées, ces concentrations varient de 106 à 233 mg/kg pour les MOSH et de 13 à 59 mg/kg pour les MOAH. Cette différence s’explique notamment par l’étape d’extraction par solvants utilisée pour les huiles de grignons, qui concentre les hydrocarbures résiduels. Lien 1
Physique
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Étude
France, césium 137, champignons sauvages
En France, un projet de science participative mené par l’Association pour le Contrôle de la Radioactivité dans l’Ouest (ACRO) a permis d’évaluer la contamination en césium 137 de 74 échantillons de champignons sauvages prélevés sur l’ensemble du territoire métropolitain. Près de 80 % (59/74) des champignons étaient contaminés à des concentrations comprises entre 2,1 et 1 320 Bq/kg de matière sèche (valeur maximale retrouvée pour des bolets en Alsace), soit, après conversion en matière fraîche, 0,21 et 132 Bq/kg. Les pieds de mouton et les bolets sont connus pour accumuler fortement le césium 137, mais certaines russules peuvent présenter des concentrations encore plus élevées dans les mêmes zones de cueillette. A l’image de la précédente campagne menée dix ans auparavant, les auteurs identifient une majorité de valeurs élevées dans les régions Est et Sud-est. Par ailleurs, quatre échantillons de bolets en provenance d’Ukraine ont été analysés, révélant des teneurs en césium 137 comprises entre 2,9 et 1600 Bq/kg de matière fraîche. À titre de comparaison, la réglementation européenne (Règlement (UE) 2020/1158) fixe à 600 Bq/kg de matière fraîche la limite maximale autorisée pour les champignons importés de pays tiers touchés par l’accident de Tchernobyl. Lien 1

Le BuSCA est diffusé sous licence   CC BY-NC-ND 4.0 cc by nc nd

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